Des concentrations élevées de mercure trouvées chez les coyotes de Nouvelle-Écosse
Les niveaux de mercure présents chez les coyotes de la Nouvelle-Écosse sont plus élevés que ceux mesurés chez la plupart des autres mammifères terrestres en Amérique du Nord et en Europe, d’après une étude publiée ce mois-ci (nouvelle fenêtre). Les concentrations les plus élevées de mercure ont été trouvées chez les coyotes du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Cela n’a pas été une surprise : des études préalables avaient aussi mesuré des niveaux de mercure plus élevé chez les oiseaux, les poissons et le lichen dans ce secteur de la province. Les concentrations de mercure dans l’atmosphère ont augmenté au cours des deux dernières décennies, selon de récentes analyses. Le sud-est du Canada et le nord-est des États-Unis ont été identifiés comme des La combustion du charbon, l’extraction de l’or, la production de ciment et la mauvaise élimination des déchets industriels contribuent en grande partie aux émissions de mercure dans notre environnement. Le biochimiste Nelson O’Driscoll de l’Université Acadia, en Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Un nombre important de travaux mesurant les concentrations de mercure chez les animaux marins et espèces aquatiques des écosystèmes côtiers de la Nouvelle-Écosse ont été effectués au fil des ans, note l’étude d’Acadia. En revanche, on manque de renseignements au sujet de la présence de mercure chez les animaux terrestres, souligne Nelson O'Driscoll, l’un des chercheurs ayant participé à cette recherche sur les coyotes. L'équipe de chercheurs de l’Université Acadia a examiné les foies de 101 coyotes provenant d’une variété d’endroits à travers la province. Un coyote aperçu sur un rocher au Québec. Photo : Getty Images / bjmc Bien que plus élevées que chez d'autres mammifères terrestres, les quantités de mercure observées chez ces coyotes sont quand même inférieures au seuil où ils commencent à causer des effets néfastes à ces animaux. Pour leur étude, publiée dans Science of the Total Environment, les chercheurs d’Acadia ont choisi le coyote de l’Est, parce qu’il s’agit d’un prédateur très présent en Nouvelle-Écosse (nouvelle fenêtre). De plus, leurs organes étaient faciles à obtenir du ministère des Ressources naturelles, puisque la province a un programme de trappe aux coyotes pour contrôler leurs populations. Un coyote est aperçu dans l'herbe à Toronto. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / Orchidpoet Il est difficile de savoir où les coyotes vont chercher tout ce mercure, indique Mark Mallory, parce que leur alimentation est très variée. En entrevue, il les a décrits comme des Mark Mallory dirige la Chaire de recherche du Canada sur les écosystèmes des zones humides côtières. Photo : Photo fournie par Mark Mallory L’étude a aussi réservé certaines surprises que les chercheurs ont du mal à expliquer : par exemple, les foies de certains coyotes juvéniles contenaient plus de mercure que ceux d’adultes, ce qui est contraire à ce que les scientifiques pensaient trouver. Pour cette raison, les scientifiques d’Acadia ont révisé leur position initiale, et ne croient plus que les coyotes sont la meilleure espèce pour faire le suivi des niveaux de mercure chez les animaux terrestres. Les auteurs de l'étude envisagent de poursuivre leurs expériences auprès des pékans, que l'on retrouve en Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / slowmotiongli Mark Mallory souhaite à l’avenir poursuivre les recherches sur une espèce ayant une alimentation moins variée, comme la martre pêcheuse (Martes pennanti), ou pékan. Selon le site internet du parc provincial Shubenacadie, la Nouvelle-Écosse continentale héberge une population D’après le reportage de Meig Campbell (CBC)Le sud-est du Canada,
point chaud
pour le mercurepoints chauds d’exposition
au mercure, parce que les vents y transportent les émissions industrielles provenant des autres régions de l’Amérique du Nord.
Poubelles ambulantes
Je suis toujours un peu préoccupé lorsqu’il y a des contaminants, qu’ils soient organiques ou que ce soient des herbicides, des pesticides ou, dans ce cas-ci, du mercure
, a expliqué en entrevue le biologiste et chercheur principal Mark Mallory.

poubelles ambulantes
.Il y a des coyotes qui mangent principalement de plantes et d’insectes, et ils peuvent côtoyer d’autres coyotes qui chassent les chevreuils, ou d’autres qui se nourrissent dans les poubelles des humains
, dit-il.

faible, mais stable
de martres pêcheuses. Ce petit prédateur est principalement carnivore.
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