Shawinigan veut remettre des contraventions aux intrus à la Belgo
Le maire de Shawinigan veut se donner une plus grande marge de manœuvre pour que la Sûreté du Québec puisse intervenir auprès des visiteurs illicites de l’ancienne usine Belgo. Dès lundi, Michel Angers vérifiera ce que la réglementation municipale prévoit à ce sujet, afin que les policiers soient en mesure de remettre des contraventions aux intrus. Après le drame survenu vendredi soir, quand une adolescente a fait une chute mortelle dans un silo des ruines de l'usine, le maire veut se donner les moyens d’agir. Michel Angers croit que, de cette manière, le mot se passera assez rapidement; comme quoi le site est dangereux et ceux qui s’y rendront pourraient faire face à des conséquences. Lundi, le maire compte aussi faire pression auprès du ministère de l’Environnement pour que le dossier avance plus rapidement. Samedi, il déplorait une multiplication des études sur le site qui causent une lenteur dans sa réhabilitation. Une simple recherche sur YouTube permet de voir plusieurs explorateurs urbains se promener à travers les décombres de l’usine dans les dernières années. Leurs vidéos montrent que le site est rempli de débris, de métal rouillé et parsemé de trous qui sont parfois très profonds. Plusieurs youtubeurs se filment escaladant les échelles en mauvais état qui se trouvent à l'intérieur du silo où est décédée l'adolescente. Photo : Youtube/Louis le Canadien Une seule inattention pourrait visiblement causer des blessures, comme ça a été le cas pour Joanie Frigon, qui a été victime d’une chute lors d’une marche sur le site en août 2023. Des youtubeurs se sont également filmés pendant qu’ils escaladaient le silo dans lequel une adolescente de 15 ans a fait une chute mortelle le soir du 11 avril. Les images montrent que la structure étroite est remplie de débris, de morceaux de béton et de bouts de métal. Une échelle se trouve toujours à l’intérieur du silo, permettant d’accéder au sommet de celui-ci en passant par une sorte d’embouchure sur le toit. Une échelle de métal permet d'atteindre le haut du silo. Photo : Youtube/Adrian Keleise L’ascension semble visiblement risquée, tandis que certains barreaux des échelles qui mènent au sommet sont arrachés ou seulement fixés d’un côté. Le maire Angers répète qu’il ne faut pas faire la promotion de ce site. Il y a des trous, il y a des tunnels, il y a de l’eau partout. C’est extrêmement dangereux. Même les pompiers sont avertis du risque de pénétrer sur le site pour effectuer un sauvetage. En fait, ils sont informés Lorsqu’ils doivent entrer sur le site, les pompiers sont prévenus de procéder avec beaucoup de précautions. Jean-Philippe Leblanc estime que la population est responsable de se sensibiliser aux dangers d’un tel endroit. À Shawinigan, beaucoup connaissent les risques associés au site et sont ainsi responsables de leur propre sécurité. La sécurité sur le site incombe au syndic de faillite, qui a auparavant assuré avoir mis des cadenas et des chaînes qui ont été coupés et des affiches qui ont été retirées. Dimanche, aucune mesure supplémentaire n’avait été ajoutée aux accès principaux du site pour empêcher la population de s’y rendre. D'après une entrevue réalisée à Le téléjournal Mauricie-Centre-du-QuébecIl faut faire en sorte d’interdire aux gens d’y accéder
, dit-il. Si la chose s’avère nécessaire, le maire voudrait changer la réglementation pour permettre à la Sûreté du Québec de pouvoir intervenir et de donner des contraventions aux gens
.Même hier, il y avait encore des gens qui étaient là, et je suis convaincu qu’encore aujourd’hui, il y a des gens qui sont allés
, avance le maire.La meilleure chose à faire, c’est de raser tout ça, c’est de faire le ménage dans tout ça. On décontaminera par la suite
, recommande-t-il, jugeant que le site ne peut pas rester dans l’état dans lequel il est actuellement.Des visites risquées


de ne pratiquement pas intervenir à moins qu’il y ait un danger pour la vie ou un sauvetage à faire
, indique le directeur du Service de sécurité incendie et de sécurité civile de Shawinigan, Jean-Philippe Leblanc.Une responsabilité collective
Évidemment, il y a des services de secours pour des situations extrêmes, par contre, le premier responsable de la sécurité, c’est la personne elle-même, c’est le citoyen
, explique-t-il.
Advertising by Adpathway









