Des femmes d’affaires ciblées par des communications indécentes sur Facebook
Un homme de la région de Québec a multiplié les messages indécents à des femmes d'affaires s'affichant sur Facebook et à d'autres qui vendaient tout simplement des objets sur la plateforme Marketplace. Esthéticienne, courtière immobilière, propriétaires de boutiques, etc. : ces travailleuses autonomes espéraient joindre des clients potentiels grâce aux réseaux sociaux. Marc-André Lachance a plutôt inondé ces femmes d'images et de messages obscènes, souvent accompagnés de photos, et même de vidéos où il se masturbait. Le résident de Saint-Tite-des-Caps a fait 14 victimes en l'espace de quelques mois en 2022. Si la plupart des victimes étaient des entrepreneures, certaines avaient simplement annoncé des articles sur la plateforme Marketplace de Facebook avant d'être contactées par un acheteur qui n'en était pas un. L'homme a répété son manège, qui consistait à envoyer des compliments sur l'apparence de la victime, laquelle recevait par la suite des propositions sexuelles crues, suivies d'images choquantes. Marc-André Lachance a reçu une peine à purger dans la collectivité. Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron Plusieurs de ces femmes ont en conséquence retiré diverses informations de leur page professionnelle, a fait savoir Me Camille Dubé, procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Les victimes ont développé Le profil de l'homme de 40 ans a pesé dans la balance, puisqu'il avait entrepris des démarches pour suivre des thérapies avant même d'être arrêté. Il s'agit d'une première condamnation pour Lachance, qui n'avait aucun antécédent et a entrepris plusieurs démarches thérapeutiques pour éviter la récidive. En plus des 10 mois de détention dans la collectivité imposés par le juge Stéphane Poulin, le commis d'entrepôt devra respecter une probation de 12 mois. Outre les conditions habituelles qu'il doit respecter, comme ne pas communiquer avec les victimes et ne pas y faire référence sur les réseaux sociaux, une ordonnance particulière s'ajoute dans son cas. Marc-André Lachance ne peut plus utiliser Internet pour communiquer avec les administrateurs de pages publiques sur les réseaux sociaux. Il devra se servir d'un bon vieux téléphone.
Méfiance
un sentiment de méfiance
, a-t-elle déploré. La poursuite et la défense se sont entendues pour proposer une peine de 10 mois à purger dans la collectivité.Il éprouve des remords sincères
, a fait valoir son avocate, Me Marie-Hélène Poulin, qui a souligné que son client a toujours cette volonté de se reprendre en main
.Son jugement était altéré par la drogue
, soutient-elle.Une condition particulière
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