La malbouffe revient au menu du conseil municipal de Gatineau
Poutine, pogo et pizza se trouvent dans la mire d’un conseiller de la Ville de Gatineau. Marc Bureau aimerait restreindre l’offre de malbouffe auprès des étudiants. L’élu du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond veut déposer, le mois prochain, un projet de résolution pour Des élèves devant le restaurant McDonald's sur le boulevard Maisonneuve, près du Collège St-Joseph dans le secteur de Hull, à Gatineau. Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault Ce dossier lui Quand il était maire de Gatineau en 2012, le père de famille et d'autres élus avaient planché sur un projet pilote pour éliminer la malbouffe près des écoles. Le conseil municipal comptait modifier le zonage et certains règlements. Il avait toutefois fait marche arrière. Gatineau avait aussi tenté d’éliminer la malbouffe de ses arénas, mais sans succès. Pourquoi revenir à la charge, une douzaine d’années plus tard? Marc Bureau cite en exemple ce qui s’est passé dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, qui limite les endroits où peuvent s'installer des chaînes de restauration rapide depuis 2016. Le règlement avait été contesté en cour par plusieurs gros joueurs du domaine dont notamment McDonald’s et A&W. Ces derniers avaient toutefois essuyé un refus en Cour supérieure de même qu'à la Cour d’appel. Puis la Cour suprême avait refusé d'entendre l’appel dans les dernières années. Le conseiller du district Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Marc Bureau. Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle Le conseiller avoue qu’il n’a pas encore discuté du dossier avec les autres membres du conseil municipal de Gatineau. Marc Bureau a confiance que les autres élus de Gatineau seront sensibles à sa demande. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Felix Desroches Experte en nutrition, Alexandra Dubuc estime que les modifications proposées par l’ancien maire Un plateau de nourriture de type restauration rapide. Photo : AP / Jonathan Landrum Jr. Selon Mme Dubuc, une meilleure réglementation ne règle pas tout. Elle plaide pour une meilleure éducation offerte à la population étudiante en matière d’alimentation. Elle croit que des cours de cuisine seraient bénéfiques. Avec les informations d'Ann-Sophie Gagnémieux encadrer l’implantation [de commerce] de restauration rapide à proximité des écoles
. L’initiative ne toucherait que les nouveaux commerces qui désirent ouvrir leurs portes près d’un milieu scolaire.Ça ne vise pas les établissements qui sont déjà
, souligne M. Bureau.Donc si on bâtit une nouvelle polyvalente, ça serait de ne pas avoir un restaurant rapide dans un rayon de 500 mètres
, explique-t-il.
tient à cœur
et je pense que c’est quelque chose qu’il faut regarder
.L'exemple d'un arrondissement de Montréal

La Ville de Gatineau est une ville qui grandit, qui ajoute 5000 à 6000 habitants par année. On ouvre de nouveaux quartiers. On va ouvrir de nouvelles écoles
, rappelle M. Bureau.Mais je suis sûr qu’il y aura un appétit [...] Je ne suis pas trop inquiet
, dit-il.C’est un règlement qu’on avait regardé à l’époque. Ça ne causait pas de problématique
, dit Marc Bureau.Si ça peut faire en sorte que les gens mangent plutôt dans les cafétérias, qu’ils se fassent un lunch à partir de la maison, un repas plus santé...
, ajoute l'élu. 
Une experte plaide pour une meilleure éducation en alimentation
seraient une bonne idée.
Il y a des études faites dans le passé qui montrent que lorsqu’il y a des restaurants à moins de 750 mètres des écoles, il y a deux fois plus de chance que les élèves mangent à l’extérieur de l’école, qu’ils consomment de la malbouffe
, indique-t-elle.
La restauration rapide, c’est souvent des aliments qui sont plus riches en sucre. Donc quand on en consomme beaucoup, c’est sûr qu’à long terme, ça va augmenter les risques de diabète et de maladies cardiovasculaires.
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