Marie L’Allier, l’agente qui fait sa place en soccer féminin
Marie L'Allier s'apprête à vivre une année 2025 décisive avec le lancement de la Super Ligue du Nord (SLN), un tournant pour le soccer féminin au Canada. À 31 ans, cette avocate au cabinet BLP, spécialisé en droit des affaires, est l'une des rares femmes agentes certifiées par la FIFA. Son parcours est atypique. Son CV n'avait initialement aucun lien avec le droit. Passionnée de soccer depuis son plus jeune âge, elle devient entraîneuse à 17 ans, un rôle qu’elle exerce pendant plus de 10 ans au Collège Laval et en soccer civil à Laval. Ce lien avec les athlètes, elle le retrouve aujourd’hui dans sa carrière d’agente, qu’elle a entamée en obtenant sa certification de la Fédération internationale il y a quatre ans, à une époque où le métier d'agent de soccer était encore digne du L'agente Marie L'Allier Photo : Instagram de Marie L'Allier Un tournant majeur dans sa carrière survient récemment lorsqu’elle décide de devenir agente indépendante après avoir cofondé AMA Gestion sportive en 2021 avec Ali Gerba et Amro Radwan. Aujourd’hui, elle représente neuf joueuses professionnelles, dont huit jouent dans la Super Ligue du Nord. Marie L'Allier avec sa cliente Tanya Boychuk maintenant avec les Roses de Montréal. Photo : Instagram de Marie L'Allier Pour Marie L'Allier, le rôle d’agent est essentiel à chaque étape de la carrière d’un joueur ou d'une joueuse. Et l'agente a la chance de vivre de beaux moments avec de jeunes femmes qu'elle a côtoyées dans le passé, comme Lorie Thibault, qui a signé son premier contrat professionnel avec les Roses de Montréal. Elle l’a entraînée lorsqu’elle avait 14 ans, à Blainville, avant de la représenter. Même chose pour Mégane Sauvé, également des Roses, avec qui elle a joué au futsal. Marie L'Allier, en compagnie de Lorie Thibault, qui signe son premier contrat professionnel. Photo : Instagram de Marie L'Allier Le lancement de la Super Ligue du Nord arrive à un moment charnière de sa carrière. Actuellement, peu de joueuses de l’équipe nationale canadienne ont fait le saut en SLN, mais il y a des exceptions. On peut penser à Quinn, qui se joindra au Rise à Vancouver, ou à Emma Regan, avec l'AFC Toronto. L'ancienne internationale canadienne Desiree Scott, elle, jouera avec le CF Rapide d'Ottawa. Le défi pour Marie L'Allier réside dans le fait que la majorité des joueuses de l'équipe nationale sont dans des clubs de grande envergure en Europe. J’ai entendu des joueuses de l’équipe canadienne de soccer me dire : "C’est difficile de rivaliser avec un club qui offre une Ligue des champions." Pour Me L'Allier, la Super Ligue du Nord et ses six équipes sont un projet à long terme. Elle souligne aussi des partenariats clés et la diffusion des matchs par RDS et Radio-Canada, qui apportent une crédibilité essentielle. Le coup d’envoi de la Super Ligue du Nord sera donné mercredi. Le Wild FC de Calgary affronte le Rise FC à Vancouver. J’avais plutôt le CV d’une prof d’éducation physique!
, lance-t-elle en évoquant ses débuts comme entraîneuse et dans les camps de jour avant de se tourner vers le droit. Mais je crois que le droit mène à tout.
far west
au Canada, selon ses mots. Le métier est réglementé au pays depuis 2023. 
J’ai passé un examen supervisé à Ottawa. Désormais, je peux représenter des athlètes, des entraîneurs, des clubs, et même des ligues
, précise-t-elle. Lors de cet examen, Marie L'Allier est l'une des rares femmes parmi une centaine de candidats.Ce n’était pas nécessairement un plan pour la plupart d'entre elles de revenir au Canada et de jouer dans la SLN. Mais de revenir à la maison et de participer à créer l’histoire, c'est excitant. Il manque seulement l’équipe de Calgary, mais un jour, je ferai un deal avec eux
, ajoute-t-elle.
Un agent permet de prendre du recul, de protéger les intérêts des athlètes et de négocier de meilleures conditions
, rappelle-t-elle.Mon Dieu! Les relations se transforment
, dit-elle en riant. C’était naturel pour elles de se tourner vers moi pour les représenter.

Au début, j’étais sceptique, mais les conditions sont très compétitives. Le salaire minimum de 50 000 $ égalise ce que l’on trouve dans la majorité des ligues européennes, à l’exception des trois meilleures
, indique-t-elle.C’est une ligue encore jeune. Diana Matheson, la fondatrice, veut la faire évoluer parmi les meilleures dans les cinq prochaines années. On veut tout, maintenant, mais ils font beaucoup de bonnes choses
, souligne-t-elle.J’ai hâte que la saison commence. Ça va être sportif
, conclut-elle.
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