Une Première Nation reproche à la Colombie-Britannique de ne pas l’avoir bien consultée
La Première Nation Xatśūll demande une révision judiciaire auprès de la Cour suprême de la Colombie-Britannique pour empêcher la Mount Polley Mining Corporation d’augmenter la hauteur de la digue de la mine du mont Polley. Cette mine est située dans les environs de Wells, au sud de Prince George. La Première Nation veut éviter le désastre environnemental qui a frappé la mine en 2014, l'un des pires de l'histoire du Canada. Un défaut de conception de la digue avait alors provoqué une brèche qui avait entraîné le déversement de 24 millions de mètres cubes d'eau contaminée dans la région de Cariboo. La cheffe de la Première Nation Xatśūll, Ronda Philipps, affirme que la province n'a pas bien consulté sa nation avant d'approuver l'agrandissement de la digue du bassin de rejets de la mine. Cet agrandissement fait passer la digue de 60 à 64 mètres de hauteur. La Première Nation estime que la Colombie-Britannique ne respecte pas son engagement de consultation en vertu de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Dans un document qui précise les motifs de la décision des ministres, le gouvernement avance que les exigences de consultations de la nation Xatśūll La cheffe de la Première Nation Xatśūll, Ronda Philipps, estime que sa Nation n'a pas été adéquatement consultée par la Colombie-Britannique. Photo : Radio-Canada / Ben Nelms Daniel Sims, professeur en études autochtones à l'Université du nord de la Colombie-Britannique (UNBC), explique qu'une des craintes est que la province donne l’impression de ne pas prendre au sérieux la réconciliation avec les peuples autochtones. Daniel Sims croit aussi que le gouvernement fédéral aurait le pouvoir d’agir, mais que le contexte n’est pas propice à ce type d’intervention d’Ottawa. Dans un communiqué publié le 27 mars, la province affirme que le Bureau d'évaluation environnementale a déterminé que l'augmentation de la hauteur de la digue n'aura pas d'impact significatif sur l'environnement et que la compagnie minière souhaite relever le barrage pour contenir la crue printanière. Le ministère des Mines et des Minéraux critiques estime que cette modification n’est pas assujettie aux consultations qui doivent avoir lieu selon la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Or, la Première Nation dit que la compagnie, la Mount Polley Mining Corporation, entend l'augmenter de 13 mètres supplémentaires dans un avenir proche afin d'agrandir la mine. La province refuse tout commentaire pour le moment, car le dossier est devant les tribunaux. Avec des informations de William BurrIl s'agit d'un grave manquement à l'obligation de prévenir les effets potentiels sur nos droits ancestraux et la réconciliation avec notre nation après la catastrophe de 2014, et la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones
, a dit Ronda Philips lors de son passage à Vancouver.auraient considérablement prolongé le processus et auraient potentiellement entraîné des licenciements à la mine du mont Polley et des répercussions financières pour les employés [du gouvernement] et les communautés locales
.
« Bris de communication »
Ce qu’il faut comprendre du recours aux tribunaux, c’est qu'il représente une rupture de la communication
, dit-il.L'optique est mauvaise dans la mesure où il y a actuellement des élections fédérales, et il est donc peu probable que cela se produise. Et puis, il y a des préoccupations plus importantes concernant la guerre commerciale avec les États-Unis
, ajoute le professeur.En ce qui concerne le conflit avec les États-Unis, je crains que les droits des peuples autochtones soient relégués au second plan, en particulier lorsqu'il s'agit d'extraction de ressources.
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