Le documentaire d’un ancien policier révèle la dure réalité des sans-abri à London
Le film documentaire Atrocity de l'ancien policier Nigel Stuckey lève le voile sur la précarité des sans-abri de London, en Ontario, en jetant un regard sur la lutte contre la toxicomanie, les besoins en santé mentale et le sans-abrisme. Parmi les sans-abri que l’auteur interroge, un homme révèle à la caméra des brûlures et des infections cutanées, résultat de sa vie dans la rue. Dans un autre entretien, un couple installé au parc Victoria, au centre-ville de London, explique son incapacité à échapper à la dépendance au fentanyl. Un autre homme aux prises avec la toxicomanie parle des difficultés qu’il rencontre pour subvenir à ses besoins en consommant 400 dollars par jour de drogue et d'autres substances. Il affirme que cette somme est principalement obtenue par des activités de petite délinquance, telles que le vol à l’étalage. Les entrevues mettent des visages humains sur le bilan sombre des crises combinées de la dépendance aux opioïdes, de l’absence de soutien en matière de santé mentale et du manque de logements abordables dans le centre-ville de London. Environ 200 personnes ont assisté à la projection du documentaire lundi, au Palace Theatre dans le Old East Village de London, un quartier particulièrement touché par la toxicomanie et la pénurie de logements. Nigel Stuckey a travaillé pendant plus de 30 ans dans les forces de police de London. Après la projection, M. Stuckey, Sam Trosow et Susan Stevenson, conseillers municipaux, ont participé à une table ronde sur le film. M. Stuckey a été particulièrement horrifié par ce qu’il a vu en janvier, lorsque les températures nocturnes ont chuté à -20° C. Sous la pression des agences de services, la ville de London a ouvert un refuge d’urgence au Carling Heights Optimist Community Centre. Certains ont évoqué les problèmes persistants au parc Watson, le campement de sans-abri qui a été le théâtre d’un incendie et d’explosions la semaine dernière. Certains conseillers municipaux estiment que le campement devrait être démantelé, mais ils n’ont pas de réponses claires quant à l’endroit où reloger les résidents une fois déplacés. Lauralea Collins témoigne de son expérience de sans-abri dans le film documentaire. Selon elle, elle avait peur de vivre dans une tente. Selon Mme Collins, c’est grâce à une rencontre avec un employé du St Joe’s Cafe, qui propose des repas aux personnes dans le besoin, qui l’a orientée dans la bonne direction.
Photo : Radio-Canada / Andrew Lupton/CBC News Lauralea Collins a réussi à trouver un moyen de vivre dans un logement sans drogue. Elle travaille aujourd’hui en tant qu’assistante sociale et essaie d’aider ceux qui vivent encore à l’extérieur. En hiver, six personnes sont venues s’installer chez moi dans mon appartement de deux chambres pour rester au chaud avec leurs animaux. La ville doit faire plus pour trouver la solution à ce problème Selon Mike qui vit dans une tente au parc de Watson Street, vivre dehors lorsque les températures à deux chiffres sont en dessous de zéro est un test d’endurance Photo : Radio-Canada / Andrew Lupton/CBC Pour sa part, M. Stuckey a déclaré qu’il n’avait pas fini de braquer sa caméra sur les résidents de London désespérés, confrontés à la toxicomanie, à des problèmes de santé mentale et au manque de logement. Il prévoit de consacrer son prochain film à Cheryl Sheldon, une Londonienne décédée l’année dernière dans ce que la police a décrit comme un meurtre commis par un partenaire intime. Avec les informations d'Andrew Lupton de CBC NewsL’hiver dernier a été
inhumain
Ce qui s’est passé l’hiver dernier est déplorable
, affirme M. Stuckey. C’était inhumain
, selon lui.Une ancienne itinérante témoigne

Il m’a fallu beaucoup de volonté et de soins personnels
, a-t-elle déclaré lors d’un entretien avec CBC News après la projection.La ville doit faire des efforts
qui ne s’améliore pas, qui empire
, estime Sam Trosow, conseiller municipal à London.
Il est clair que quelque chose ne fonctionne pas dans cette ville
, renchérit Susan Stevenson, une autre conseillère municipale.
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