L’Île-du-Prince-Édouard manque d’apiculteurs
L'Association des apiculteurs de l'Île-du-Prince-Édouard cherche de nouveaux membres pour s'occuper des abeilles, qui sont essentielles à l'industrie fruitière de l'île. L'hiver ne semble pas avoir été trop dur pour les abeilles de Troy Fraser, apiculteur à Mermaid, un village situé à 10 km de Charlottetown, et président de l'Association des apiculteurs de l'Île-du-Prince-Édouard. Troy Fraser forme plus de 50 personnes par an au métier d'apiculteur. Photo : Radio-Canada Avec les changements climatiques, les fleurs s'ouvrent plus tôt et le printemps reste froid plus longtemps, ce qui change la vie des abeilles et de leurs éleveurs, explique Troy Fraser. Si tu n'as pas les bons outils, tes abeilles vont souffrir. En 2024, les apiculteurs de l'Île-du-Prince-Édouard s'en sont un peu mieux sortis que ceux des autres provinces au Canada grâce à une production de miel légèrement en hausse. Troy Fraser l'attribue à un temps clément et à des règles d'importation strictes, qui limitent la propagation de maladies. Les abeilles ont désormais besoin de l'intervention humaine pour survivre à l'hiver, selon l'apiculteur. Photo : Radio-Canada Troy Fraser lance un appel aux apiculteurs amateurs qui souhaitent se professionnaliser. Les abeilles de l'Île-du-Prince-Édouard s'en sortent mieux que leurs cousines du reste du Canada pour l'instant. Photo : Radio-Canada Les apiculteurs sont par exemple essentiels à la pollinisation des bleuetières et vergers de l'île. Depuis quatre ans, l'association des apiculteurs offre une formation à entre 50 et 60 étudiants en janvier et février de chaque année. Tous ne deviennent pas professionnels, mais ils peuvent se constituer un réseau et acquérir une première expérience essentielle au métier, selon Troy Fraser. Avec les informations de Nancy Russell, de CBCJ'ai perdu entre 15 et 20 % de mes abeilles, mais toute perte inférieure à 30 % reste dans la moyenne canadienne
, explique-t-il.

Nous n'avons pas des milliers de ruches comme dans l'ouest du Canada. Nos apiculteurs les plus importants n'ont qu'une centaine de ruches
, explique-t-il.Les abeilles ne sont plus sauvages
Les abeilles de l'île sont domestiquées donc nous avons besoin de plus de ruches et de plus de gens pour s'en occuper de manière commerciale
, dit-il.
Notre association et le gouvernement provincial peuvent aider les passionnés à en faire un emploi
, assure Troy Fraser.Un réseau d'entraide
Si tu n'as pas cette expérience, tu découvriras que toutes tes abeilles seront mortes au printemps
, prévient l'apiculteur.
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