La région pourra mieux lutter contre les plantes envahissantes
Le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT) croit que la région pourra mieux lutter contre les espèces exotiques envahissantes floristiques, soit les plantes envahissantes. L'organisme accueille favorablement l’aide de 9,75 M$ annoncée par Québec. Pour la région, c’est environ 500 000 $ sur trois ans qui serviront à consolider les actions du comité de lutte contre les espèces exotiques envahissantes qui est coordonné par le CREAT et qui travaille depuis 10 ans sans financement. L'organisme est déjà très actif depuis quelques années au niveau des espèces exotiques envahissantes aquatiques, avec des efforts de sensibilisation et le déploiement de stations de lavage d’embarcations nautiques près des lacs. La directrice générale du Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue, Bianca Bédard. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Athéna Couture Le financement octroyé lui permettra maintenant de faire un portrait plus juste de la présence des espèces exotiques envahissantes floristiques, qui sont surtout des plantes terrestres. Aucune région du Québec n’est épargnée par la présence de ces espèces exotiques envahissantes floristiques. On en retrouve différentes dans la région, dont le myriophylle à épis qui, bien qu’on le trouve dans nos plans d’eau, en fait partie. La renouée du Japon, une plante exotique envahissante que l'on retrouve fréquemment au Québec. (Photo d'archives) Photo : iStock S’il n’y a pas encore de spécimens de la berce du Caucase signalés dans la région, des travaux d’inventaires pourraient permettre d’en trouver et d’empêcher que cette plante se répande.Ça vient offrir un cadre propice à l'élaboration de stratégies régionales et de plans d'action. Ça permet de réunir les acteurs pour prioriser les actions qui sont prioritaires à court terme. Ça vient aussi assurer un financement à l'animation des tables. Ces tables fonctionnaient de façon très limitée dans le sens où il n’y avait aucun financement accessible. Les sous étaient pris à même le financement de la mission de nos organismes
, explique Bianca Bédard, directrice générale du CREAT.
Ce financement vient nous donner des capacités, des moyens financiers pour nous permettre d’aller chercher des ressources humaines pour orienter nos actions vers l'aspect floristique. On va pouvoir faire des inventaires, mettre en place la détection précoce pour avoir un portrait plus à jour de la situation régionale. On pourra ensuite travailler encore plus en prévention, pour limiter l'introduction de ces espèces chez nous
, fait valoir Mme Bédard.Des espèces déjà présentes
Une des espèces qu'on a ici dans la région, c'est le panais sauvage. C’est une petite fleur jaune que l'on retrouve, selon les derniers inventaires qui ont été faits, surtout dans le secteur de Taschereau et dans le secteur du Témiscamingue, le long de la route entre Notre-Dame-du-Nord et Ville-Marie. La problématique avec cette espèce, c'est qu'au contact de la sève, il peut y avoir des brûlures, un peu comme avec la berce du Caucase. Donc, ça représente un enjeu de santé humaine
, précise Bianca Bédard.
Sinon, on a des espèces comme la renouée du Japon et le phragmite qui sont ultra-envahissantes une fois qu’elles s’implantent parce que c’est très difficile de les éradiquer. C’est sûr que d’identifier déjà les secteurs où elles se trouvent pour essayer justement de limiter leur propagation et sensibiliser les propriétaires qui en ont sur leur terrain
, souligne Bianca Bédard.
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