Tirs groupés contre Mark Carney pendant le débat en anglais
« M. Carney, la bonne nouvelle, c’est que la prochaine question est la vôtre ». Cette boutade du modérateur du débat électoral en anglais, Steve Paikin, illustre bien le second exercice démocratique auquel se sont prêtés les chefs, jeudi soir. Contrairement à la veille, le débat s’est clos avec un segment dédié à des échanges entre les chefs, qui avaient l’occasion de questionner l’un de leurs homologues. Tous ont choisi de questionner le chef libéral. Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, l’a accusé d’avoir causé la hausse de l’inflation au pays comme conseiller auprès du gouvernement de Justin Trudeau. Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, lui a demandé pour qui il travaillait vraiment, l’accusant de prioriser les intérêts des grandes entreprises et des mieux nantis. Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, l'a incité pour sa part à révéler ses avoirs financiers. Lors du segment Mais, il a également été appelé à le faire tout au long de la soirée. Pierre Poilievre a tenté à maintes reprises durant le débat d’associer Mark Carney au bilan des années Trudeau. Il a soutenu que M. Carney demande un quatrième mandat pour les libéraux en essayant de convaincre les Canadiens en répétant Mark Carney a répliqué qu'il comprenait que c'était difficile pour Pierre Poilievre de changer de discours après avoir passé les dernières années à s'en prendre à Justin Trudeau et à la taxe carbone. Je suis une personne vraiment différente de Justin Trudeau. Mark Carney n'a été en poste à titre de premier ministre que quelques jours, mais il a eu le temps d'obtenir sa cote de sécurité pour être mis au courant des dossiers qui relèvent de la sécurité nationale, a souligné le chef libéral. Il a du même souffle attaqué Pierre Poilievre, qui a toujours refusé de recevoir la sienne, dans un contexte mondial Les chefs Pierre Poilievre et Mark Carney débattent. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld Le chef conservateur s'est défendu en mentionnant que cette cote de sécurité est assortie Il a ensuite sous-entendu que ce bâillon ne lui aurait pas permis de dénoncer le candidat libéral Paul Chiang, dans la région de Toronto, qui avait suggéré de remettre un rival conservateur aux autorités chinoises. Le chef libéral a ensuite cité en exemple MM. Singh et Blanchet, qui ont été en mesure de mener des campagnes électorales Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a demandé à Mark Carney : Il accusait le chef libéral de prioriser les intérêts des grandes entreprises et des mieux nantis à ceux de la classe moyenne, des Canadiens défavorisés, mais aussi de voler une page dans le livre des conservateurs en voulant couper dans les services. Le chef libéral Mark Carney, à gauche, et le chef du Nouveau Parti démocratique Jagmeet Singh. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld Oui, j’ai eu une longue carrière dans le secteur privé. Je suis fier de cette carrière. J'ai toujours agi avec intégrité et ça me donne une expérience que je peux appliquer dans des moments de crises. Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, avait un message à passer : le Québec sera un allié fiable pour défendre le Canada, à certaines conditions. Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, pendant le débat électoral en anglais. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld Il souhaite que le gouvernement fédéral M. Blanchet a appelé M. Carney à divulguer ses avoirs financiers, tout en minimisant le bilan de sa carrière d’économiste et de gouverneur des Banques du Canada et d’Angleterre. Vous devez révéler vos avoirs financiers. M. Blanchet faisait référence aux fonds d’investissement dans les secteurs de la transition énergétique et de l’économie à zéro émission nette que M. Carney a ouverts aux Bermudes pour le compte de Brookfield Asset Management, lorsqu’il était à la tête de cette entreprise avant de devenir premier ministre. Le chef bloquiste a appelé les autres chefs fédéraux à se réunir une semaine après la fin des élections, quels que soient les résultats. Avec la collaboration de Rania Massoud et de Jean-François Thériault Je vais me poser une question à moi-même alors
, a rigolé le chef libéral. choix du chef
, Mark Carney a défendu son intégrité, a soutenu qu’il travaillait pour les Canadiens en rappelant ses années à la tête de la Banque du Canada et s’est distancié du bilan de Justin Trudeau. Le duel Poilievre-Carney
les mêmes promesses
que Justin Trudeau. Les deux sont partis
, a-t-il répondu. dangereux
. 
d'un bâillon
qui pouvait l'exposer à des poursuites s'il abordait certains de ces enjeux publiquement. robustes
tout en obtenant ladite cote de sécurité. De quel côté êtes-vous vraiment?
de quel côté êtes-vous vraiment?

Je suis ici pour les Canadiens. Je travaille pour les Canadiens
, a répondu M. Carney, rappelant son passage à la tête de la Banque du Canada.Blanchet impose ses conditions

respecte notre différence, notre aluminium et notre acier, notre langage et notre culture, y compris la laïcité, qui est le prix à payer pour une vraie égalité
.Respectez-nous, et nous serons partenaires, et nous serons plus forts pour négocier avec les États-Unis
, a-t-il déclaré. Vous dites que vous êtes un bon gestionnaire de crise […] mais les seules négociations que vous avez faites sont pour les comptes aux Bermudes
, a lancé M. Blanchet à Mark Carney.Une branche d’olivier?
Nous devons nous rencontrer pour gérer cette crise avec les États-Unis
, a dit Yves-François Blanchet. J’ai hâte de me réunir avec tout le monde
, a répondu Mark Carney. Nous avons besoin d’être une équipe en temps de crise, mais la personne qui sera élue doit aussi travailler avec toutes les provinces, les leaders autochtones, les syndicats
, a-t-il ajouté.
Advertising by Adpathway










