Des dinosaures cuirassés à trois orteils sur le continent durant le Cénomanien
Selon des scientifiques, des empreintes de pas de dinosaures trouvés dans le nord-est de la Colombie-Britannique et dans le nord-ouest de l'Alberta confirment la présence, en Amérique du Nord, d'une nouvelle espèce de dinosaures à trois orteils de la famille des ankylosaures. La nouvelle espèce, nommée Ruopodosaurus clava, a fait l'objet d’une nouvelle étude publiée le 14 avril (en anglais) (nouvelle fenêtre) dans la revue scientifique bimensuelle évaluée par les pairs Journal of Vertebrate Paleontology. Ce dinosaure cuirassé mesurerait autour de cinq ou six mètres de long. Il avait une carapace osseuse et une masse au bout de la queue. D’après l’autrice principale de cette étude, Victoria Arbour, également conservatrice au Musée royal de la Colombie-Britannique, il aurait voyagé d'un pas lourd et rythmé à travers des forêts côtières de séquoias entre les Rocheuses et une mer intérieure qui recouvrait la Saskatchewan et l'Alberta à l’ère du Crétacé supérieur. La découverte des empreintes permet donc de lever le voile sur certaines questions liées à cette famille de dinosaures, car aucun fossile d'ankylosaure à trois orteils n'a été trouvé durant cette période. Le Gobisaurus est un type d'ankylosauridé retrouvé en Chine et serait semblable à la nouvelle espèce de dinosaure découverte au Canada serait semblable à lui. Photo : Sydney Mohr L'étude explique qu'après la découverte de Cedarpelta, un ankylosaure de l'ère Albian du Crétacé inférieur (de -112 millions à -99,6 millions d'années), aucun fossile de la famille des ankylosaures Les empreintes de pas du Ruopodosaurus clava datant du Cémonien auraient été faites il y a entre -99,6 millions à -93,5 millions d'années. Aux yeux de Victoria Arbour, les empreintes permettent donc lever le voile sur ce manque d’information sur environ 29 à 47 millions d'années. Le paléontologue Scott Persons a étudié les fossiles et les empreintes d’ankylosaures dans le cadre de son doctorat à l’Université de l’Alberta. D’après lui, la nouvelle étude démontre qu'examiner les empreintes et les fossiles d’os permet de mieux comprendre les dinosaures, car ils contiennent des informations différentes. Par contre, sans ces derniers, les empreintes dressent un portrait incomplet de ces espèces. Un autre spécialiste des dinosaures, Anthony Shillito, de l’Université de la Saskatchewan, souligne aussi l’utilité de cette recherche. Avec les informations d’Emily Chung
n'est présent en Amérique Nord avant le Campanien-Maastrichtien
(de -83,5 millions à -65,5 millions d'années).C’est une nouveauté pour l’Amérique du Nord, c’est une nouveauté pour le monde et ça nous aide beaucoup à combler les lacunes [de nos] archives de fossiles.
L'importance des empreintes et des fossiles
Si vous regardez seulement les os, il vous manque peut-être la moitié des pièces du puzzle
, mentionne le paléontologue, qui est également le curateur au Musée d’histoire naturelle Mace Brown au Collège de Charleston, en Caroline du Sud. Tout ça qu’on a, c’est des pieds. Alors, la question la plus évidente à poser maintenant est de savoir à quoi ils ressemblent.
Ça m’a vraiment fait réfléchir à certains [fossiles] d’empreintes que j’ai vues et que j’ai peut-être mal interprétées parce que je n’avais pas cette information
, indique-t-il.
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