Le Festival folk de T.-N.-L. dans le rouge, des artistes francophones inquiets
Depuis longtemps une vitrine importante pour les musiciens francophones, le Festival folk de Terre-Neuve-et-Labrador tente de sortir du rouge après une succession d’éditions déficitaires. L’an dernier, le Festival folk a présenté son plus gros spectacle à ce jour, accueillant au parc Bannerman les artistes country Emmylou Harris et Steve Earle. Le spectacle a gagné de l’argent, selon Julie Voigt, mais le festival sur trois jours a néanmoins terminé dans le rouge, perdant 140 000 $ au total. En plus, pendant plusieurs mois, le conseil d’administration ne comptait aucun membre capable de s'occuper des livres du festival, ajoute-t-elle. Jenna Maloney est membre du groupe folklorique Port-aux-Poutines. Elle chante en français au Festival folk de Terre-Neuve-et-Labrador depuis l'âge de 8 ans. Photo : Radio-Canada / Patrick Butler Julie Voigt promet que, malgré tout, le festival vieux de presque 50 ans va continuer d’impressionner les foules et de célébrer la culture et la musique de Terre-Neuve-et-Labrador. Elle affirme que des discussions sont en cours avec le gouvernement provincial pour obtenir une subvention publique, essentielle pour garder le festival à flot et engager du personnel. Il ne reste que deux employés au Folk Arts Society, faute de revenus. Elle souligne aussi que le conseil d’administration a élaboré un plan sur quatre ans pour éliminer la dette, organisant notamment un concert-bénéfice samedi à la brasserie Quidi Vidi. Le Festival folk permet depuis plusieurs années de mettre en valeur les artistes francophones, grâce à la tente francophone et à la Nuit francophone programmées par le Réseau culturel francophone de Terre-Neuve-et-Labrador. Fabienne Christophle, coordonnatrice du Réseau culturel francophone de Terre-Neuve-et-Labrador, dans son bureau à Saint-Jean le 17 avril 2025. Photo : Radio-Canada / Patrick Butler La programmation de sa 49e édition, prévue du 11 au 13 juillet, sera dévoilée mercredi prochain. Julie Voigt a toutefois annoncé jeudi des artistes francophones qui participeront à l’événement : la chanteuse Mary Barry et le groupe traditionnel acadien Beauxmont.Depuis 2019, le festival perd de l’argent. Chaque année
, explique la présidente de la Newfoundland and Labrador Folk Arts Society, Julie Voigt. Le coût des infrastructures – scènes, clôtures, toilettes mobiles – grimpe en flèche, affirme-t-elle, alors que l’événement doit affronter les autres gros festivals, de plus en plus nombreux à Saint-Jean.Le festival George Street, celui de Churchill Park, Iceberg Alley, on cherche tous les mêmes clients
, affirme-t-elle. Je dépense 192 000 $ sur les infrastructures avant de dépenser un sou sur les artistes.
Les mauvaises décisions se sont enchaînées
Le dernier festival a perdu moins d’argent que tous nos festivals depuis 2019
, soutient Julie Voigt, qui ne touche pas de salaire à l’heure actuelle. La différence est que cette fois-ci, nos réserves financières étaient épuisées.
Les mauvaises décisions se sont enchaînées.

Une subvention provinciale demandée
Grosse plateforme
pour les artistes francophonesC’est un événement important pour nous, pour avoir la chance de jouer en français devant un public plus gros. Normalement, nos événements sont pour la communauté francophone
, affirme Jenna Maloney, membre du groupe folklorique Port-aux-Poutines, qui chante à la tente francophone du festival depuis l’âge de 8 ans. Quand on joue au Folk Fest, c'est pour tout le monde, donc c'est une plus grosse scène pour nous autres.

Ce que disent les artistes, c'est que c'est vraiment la plus grosse plateforme, que c’est quasiment la seule en musique pour faire leur promotion, pour tester du nouveau matériel, pour aller à la rencontre du public et parler toujours de la chaleur humaine qu'ils reçoivent
, renchérit la coordonnatrice du Réseau culturel francophone, Fabienne Christophle.Mary Barry et Beauxmont à l’affiche
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