Que proposent les candidats pour mettre fin à la crise du logement à Ottawa et à Gatineau?
Registina Dognon, 23 ans, étudie à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Cependant, plutôt que de vivre près de son campus, elle est contrainte d'habiter chez ses parents à Thurso, ce qui l’oblige à faire jusqu’à une heure et demie de trajet pour assister à ses cours. La raison? Les loyers trop élevés. En pleine campagne électorale fédérale, elle espère que le prochain gouvernement prendra la crise du logement au sérieux. Si cette étudiante rêve de se rapprocher de son université, les loyers exorbitants et le manque d’offres l’en empêchent. Chaque jour, Registina Dognon conduit plus d'une heure pour se rendre à l'université, faute de logements abordables disponibles à proximité.
Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize Cette réalité l’oblige à rester chez ses parents pour économiser. Pour Registina Dognon, la question du logement devrait être au cœur de cette campagne électorale. Elle souhaite que son vote contribue à faire bouger les choses. La Société canadienne d’hypothèques et de logement signale qu'à l'automne 2024, le taux d'inoccupation des logements d'Ottawa était de 2,6 %, tandis qu'à Gatineau, il était de 1,9 %. Les experts estiment qu'un taux d'inoccupation d'environ 3 % est la cible pour un marché en santé. La candidate conservatrice dans Gatineau, Ketland Pierre, mise sur un retour à l’équilibre budgétaire pour freiner l’inflation. Kethlande Pierre est la candidate du Parti conservateur du Canada dans la circonscription de Gatineau pour les élections fédérales de 2025. Photo : Gracieuseté : Kethlande Pierre De son côté, la candidate libérale dans Ottawa-Vanier-Gloucester, Mona Fortier, propose d’utiliser des terrains fédéraux pour bâtir 500 unités, y compris des logements abordables. Mona Fortier, candidate libérale dans Ottawa-Vanier-Gloucester Photo : Radio-Canada / Olivier Plante Pour la candidate du NPD dans Hull-Aylmer, Pascale Matecki, il faut non seulement investir dans le logement mais aussi s’attaquer au coût de la vie. Pascale Matecki est candidate pour le NPD dans le circonscription de Hull-Aylmer. (Photo d'archives) Photo : Facebook : Pascale Matecki Le Parti vert du Canada, dans sa plateforme électorale, propose l'adoption de règles qui garantiraient que les logements construits à l’aide de fonds publics demeureraient durablement abordables, de même que l’interdiction pour les entreprises d’acheter des maisons unifamiliales. De son côté, le Bloc québécois souhaite accroître le financement destiné au logement social et communautaire. Il propose également la création d’un fonds d’acquisition spécifiquement consacré au secteur social et communautaire. En attendant le 28 avril, date du scrutin, Registina Dognon garde l’espoir que son vote changera les choses. Avec les information de Frédéric Pepin et de Charlotte Tremblay 
J'aimerais que la prochaine personne qui sera choisie [à titre de premier ministre] prenne en considération le coût de la vie des étudiants, parce que c'est vraiment très important
, lance-t-elle.
C’est n’importe quoi. Un studio peut facilement coûter entre 1700 $ et 1800 $ [par mois]. C’est impossible pour moi
, explique-t-elle.Je veux économiser pour ne pas me retrouver à payer un loyer trop élevé plus tard. Je préfère mettre de l'argent de côté et espérer acheter une maison un jour
, confie-t-elle.Thème électoral majeur
Je me sens impuissante [...]. La seule chose que je peux faire, c'est voter pour la personne que je pense qu'elle pourra être en mesure de faire quelque chose
, dit-elle.Des partis à l’écoute

On va reprendre le contrôle de nos finances publiques. Après dix années perdues sous les libéraux, il y a l’inflation. On pourra stabiliser la situation et empêcher que ça continue de grimper
, fait-elle valoir.C'est une stratégie de Mark Carney et du Parti libéral et je crois sincèrement qu'on a le projet et le plan en place pour pouvoir aller de l'avant
, dit-elle. 

C'est tout un système qui joue contre les gens [moins fortunés], donc il faut taxer les grosses entreprises, les ultrariches, pour réinvestir dans du logement abordable.
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