Winnipeg reprend son opération d’extermination des spermophiles, sous le feu des critiques
La Ville de Winnipeg compte renouer avec son programme de contrôle des spermophiles autour de huit terrains de sport, ce qui suscite des critiques de la part d'organisations et de résidents. La directrice de la défense des animaux, des affaires juridiques et des affaires gouvernementales à l'organisme de protection des animaux Winnipeg Humane Society, Krista Boryskavich, dénonce notamment l’utilisation du poison à base de soufre. Selon elle, cet agent, nommé Giant Destroyer, peut mener à une mort lente et douloureuse pour les spermophiles. Elle indique que la méthode choisie par la Ville est dépassée. Lorsque nous avons constaté que nous faisions un pas en arrière d'une dizaine d'années, cela nous a évidemment préoccupés. Selon la directrice de la défense des animaux, des affaires juridiques et des affaires gouvernementales à la Winnipeg Humane Society, Krista Boryskavich, la Ville emploie une méthode de contrôle des spermophiles qui cause trop de souffrance aux animaux.
Photo : Radio-Canada / Maggie Wilcox Le programme d'extermination des spermophiles soulève également des inquiétudes auprès de certains Winnipégois, dont Mikayla McNabb-Mary, une résidente rencontrée à La Fourche. Pour sa part, la Ville a mentionné qu’au cours des 10 dernières années, elle a testé des solutions de rechange. Elle est également en discussion avec la Winnipeg Humane Society pour développer une stratégie de contrôle animalière non létale. Selon le directeur de la division des parcs et des espaces verts à la Ville de Winnipeg, Dave Domke, il s’agit d’une intervention ciblée aux endroits verts populaires pour des fins de protection. Il explique que la Ville cherche un équilibre entre le bien-être des animaux et la sécurité du public. La province, elle, invite le public à faire part de ses opinions à la direction des autorisations environnementales, Environnement et Changement climatique Manitoba, avant la fin du mois. L'opération d'extermination des spermophiles est prévue du 20 mai au 3 octobre. Un spermophile rayé (Ictidomys tridecemlineatus) Photo : iStockNous encourageons l'utilisation de méthodes non létales lorsque possible
, affirme Krista Boryskavich.Lorsque ce n'est pas possible, et nous reconnaissons qu'il y aura des cas où ce ne sera pas possible, nous encourageons l'utilisation d'une méthode où la mort est instantanée, afin que l'animal n'éprouve aucune souffrance ou détresse
, ajoute-t-elle.
J'ai des sentiments mitigés à ce sujet, dit-elle. Je peux comprendre que cela devienne un problème nuisible, mais ils [les spermophiles] sont si mignons, et c'est une créature si aimable.
Il s'agit vraiment de sécurité publique de notre point de vue, affirme-t-il. Je ne pense pas que nous éprouvons de la joie à entreprendre ce genre de tâches. Nous le faisons parce que nous en ressentons le besoin.

Advertising by Adpathway









