Des compagnies aériennes contraintes de revoir leur offre vers les États-Unis
Des compagnies aériennes réduisent la fréquence des vols vers les États-Unis alors que l’intérêt pour ces destinations normalement populaires est en déclin chez les voyageurs canadiens. Le transporteur aérien WestJet, par exemple, affirme avoir réduit sa capacité pour les vols Canada-États-Unis cet été, afin de concentrer son déploiement vers les De son côté, Air Canada soutient que dans les six derniers mois, les réservations vers les États-Unis ont chuté de près de 10 %, selon les données disponibles à la mi-mars. L’entreprise indique avoir diminué la fréquence de ses vols et avoir recours à des appareils plus petits. Quant à l'entreprise Porter Airlines qui, depuis un an, accroît son offre de services vers les États-Unis, elle a également pris la décision de réduire son offre pour l’été et de transférer une partie de sa capacité vers les vols canadiens. Mike Arnot est porte-parole de la société d’analyse des tendances aériennes Cirium. Il estime que bien qu’il arrive souvent que les compagnies aériennes adaptent leurs horaires en fonction des circonstances, il est tout de même inhabituel de voir une baisse aussi importante de la demande entre le Canada et les États-Unis. C’est une situation difficile pour les compagnies aériennes. Mike Arnot ajoute que Cirium utilise les données de sources tierces comme les agences de voyages et les sites de réservation en ligne. Selon les chiffres obtenus, les réservations entre les deux pays auraient baissé de près de 20 % comparativement à l’été dernier. Inversement, les réservations pour les destinations canadiennes les plus populaires seraient en hausse de 11 % par rapport aux données de l’an dernier. À l’aéroport de Calgary, des voyageurs en transit ont aussi indiqué vouloir éviter le pays voisin cet été. La voyageuse Bruna Machado ne compte pas aller aux États-Unis de sitôt. Photo : Radio-Canada / Paula Duhatschek Bruna Machado, en route vers le Brésil pour rendre visite à sa famille, prévoit elle aussi rester au Canada à son retour. Devant ce changement de tendances, les transporteurs aériens ont revu leur capacité pour des vols allant vers l’Europe. Air Canada, par exemple, a ajouté une nouvelle liaison entre Montréal et Édimbourg et a renforcé son offre vers Paris, Rome et Athènes. Toutefois, le spécialiste en aviation John Gradek estime que les compagnies sont limitées dans leurs capacités à redéployer des vols censés aller vers les États-Unis vers de nouvelles voies aériennes. Les vols à l'intérieur du continent américain se font généralement à bord d’avions plus étroits, note-t-il. Ce genre d'avion est limité à des trajets plus courts et il n'est pas en mesure d'effectuer un voyage intercontinental en partance d'une province à l'ouest du Québec, poursuit-il. WestJet affirme avoir ajouté des vols en partance d'Halifax pour Barcelone et Amsterdam. (Photo d'archives) Photo : The Canadian Press Pour sa part, Mike Arnot estime que les places dans les vols vers les États-Unis qui ne peuvent pas être redirigés seront vendues à prix réduit. Avec les informations de Paula Duhatschekmarchés en force
, à savoir l’Europe et les destinations soleil.Le climat politique actuel et les changements des taux de change sont susceptibles de faire basculer la demande
, explique le porte-parole de l'entreprise, Josh Yeats.Nous avons de la famille aux États-Unis que nous ne verrons pas pendant un moment, ou nous nous rencontrerons ailleurs, parce que nous essayons d’investir notre argent ailleurs
, confie Yael Staav, en attente de son vol de retour vers Toronto après une fin de semaine à Calgary.
Nous n’irons pas aux États-Unis, nous allons rester au Canada pour profiter de l’été ici
, dit-elle.Une guerre des prix

Ma prévision, c'est qu’on assistera probablement à une guerre des prix, qui débutera au début du mois de mai
, croit-il.
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