Des ventes de chocolats toujours au rendez-vous malgré la hausse des coûts
Il n’est pas question de se passer de chocolat à Pâques : c’est la leçon qui ressort cette année encore, malgré une hausse du coût du cacao. Pour les chocolateries de la région, il a fallu s’adapter. Cette dernière année, la chocolatière de Val-d’Or, Olga Coronado, a vu le prix du cacao tripler lors de ses commandes. On a essayé de monter les prix de 10 à 15 %. On ne peut pas monter trois fois le prix. Depuis 2023, le prix du cacao s’est envolé, jusqu'à atteindre un coût record de 12 700 dollars américains la tonne en décembre dernier. Une hausse de près de 300 % en cinq ans. Olga Coronado Mijangos fait depuis peu des barres de chocolat Dubaï, un phénomène sur les réseaux sociaux. (Photo d'archives) Photo : Capture d'écran : Facebook/Choco-Mango Le Gisement Bistro-Chocolaterie de Rouyn-Noranda a aussi dû augmenter ses prix, sans pour autant éponger toute la hausse que les propriétaires subissent à l’achat du cacao. En plus d'augmenter leurs prix, les chocolatiers ont pu jouer sur la taille des produits. À Choco-Mango, Olga Coronado a produit davantage de petits chocolats cette année. Les animaux de la ferme sont populaires dans les moules de chocolats de Pâques, comme ceux-ci fabriqués au Gisement de Rouyn-Noranda. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly La stratégie est la même pour Magalie Monderie-Larouche qui avait prévu davantage de petits moulages cette année. Malgré la hausse des prix, les chocolats se vendent toujours aussi bien cette année pour ces établissements. À Ville-Marie aussi, Line Descoteaux est soulagée de voir la clientèle au rendez-vous dans sa boutique Les Chocolats Martine. Comme je le dis souvent : Pâques sans Chocolats Martine, ce n’est pas un vrai Pâques! Elle aussi a dû augmenter le prix de ses chocolats, mais elle a choisi de ne pas faire de réduflation. Les moulages de lapins ont la cote chez Chocolats Martine. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly Si les coûts d’achat du cacao ne baissent pas, elle risque pourtant de revisiter ses produits dans les mois à venir. Ces dernières semaines, le cours du cacao s’est stabilisé autour de 8000 dollars américains la tonne. L'augmentation du prix du cacao est principalement due à des conditions climatiques défavorables depuis plusieurs années en Afrique de l'Ouest, région qui fournit 70 % du cacao mondial. La prochaine récolte aura lieu d’avril à septembre. Pour l’heure, son chiffre pascal sera bon cette année, avec une clientèle notamment attirée par son chocolat Dubaï.C’était vraiment un casse-tête pour les chocolatiers cette année parce qu’on veut conserver la qualité du produit
, confie-t-elle.
Ça réduit nos bénéfices, parce qu’on n’a pas voulu augmenter nos prix énormément, explique Magalie Monderie-Larouche, copropriétaire de l’établissement. On a absorbé une partie des pertes parce qu’on se disait que les clients aussi avaient des hausses partout, et on ne voulait pas leur faire absorber toute la hausse.
On a fait de petits moulages pour garder la qualité et un prix raisonnable pour les familles
, explique-t-elle alors qu’elle a aussi pu réduire un peu le grammage en cacao.
Puis à notre grande surprise, il y a beaucoup de gens qui prennent quand même des gros moulages, raconte-t-elle. Ça a été une bonne surprise et on s’est ajusté en cours de route pour faire plus de gros moulages.
Une clientèle au rendez-vous
J’avais très peur quand même, on se demande toujours. Je me disais peut-être que les gens vont en prendre moins
, confie-t-elle. J’ai les mêmes moulages, on fabrique tout à la main, on a nos moules. Alors j’ai travaillé de la même façon que je travaille d’habitude avec des produits de qualité
, explique-t-elle.
On verra en septembre quand on aura les prévisions fortes pour le chocolat. C’est là qu’on verra comment ça bouge sur le marché
, évoque Olga Coronado qui espère qu’il n’y aura pas de nouvelle augmentation.
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