Le vote autochtone se mobilise en vue des élections fédérales
Alors que le vote par anticipation commence vendredi à travers le pays, les communautés et les organisations autochtones de la Saskatchewan se mobilisent pour les prochaines élections fédérales. À travers sa profession, LeeAnne Klyne fournit des services à six Premières Nations de la Saskatchewan en tant que formatrice auprès des jeunes. Elle a notamment animé un atelier pour apprendre aux jeunes adultes à voter pour la première fois, en les aidant à s’inscrire et à déterminer l’emplacement de leur bureau de vote. Élections Canada dit également travailler avec les communautés autochtones pour comprendre leurs besoins et offrir des solutions adéquates. LeeAnne Klyne anime un atelier pour les jeunes adultes pour leur apprendre à voter pour la première fois. Photo : Radio-Canada / Germaine Wilson / CBC LeeAnne Klyne reconnaît qu'elle n'a pas l’habitude de voter et qu'elle a changé au cours des dernières élections, après avoir constaté l'impact négatif des politiques fédérales sur les communautés autochtones. La période de vote par anticipation débute vendredi pour ces élections fédérales, et il sera possible de voter pendant quatre jours, jusqu’au 21 avril. Plusieurs étudiants comptent répondre à l’appel des urnes pour les prochaines élections fédérales. C’est notamment le cas de Paig Manns, une étudiante métisse à l’Université de Regina. Pour elle, la mobilisation autochtone est importante, encore plus au niveau fédéral. Les élections fédérales sont également un moment important pour Brayden Benjoe, étudiante à l’Université des Premières Nations du Canada, à Regina. Étudiante à l’Université des Premières Nations du Canada à Regina, Brayden Benjoe se préoccupe particulièrement des services de garde abordables. Photo : Radio-Canada / Darla Ponace / CBC Brayden Benjoe s’inquiète également des droits issus de traités et espère qu'il y ait davantage de soutien pour les personnes sans-abri et les personnes souffrant de problèmes de santé mentale. L’Assemblée des Premières Nations (APN) a analysé les données du recensement de 2021 et a déterminé 36 circonscriptions électorales à travers le Canada où les peuples autochtones auraient pu influencer les dernières élections fédérales si la mobilisation avait été plus élevée. La cheffe nationale de l’APN, Cindy Woodhouse Nepinak, a tenu à rappeler cette force du nombre. Nous sommes 1,5 million. Nous sommes la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays, et il est important d’aller voter et que nous montrions notre force et notre enthousiasme. La cheffe nationale de l’APN a souligné qu’il est important de voter pour des partis qui souhaitent travailler avec les peuples autochtones, leurs dirigeants, leurs communautés et leurs organisations. La cheffe nationale de l’APN, Cindy Woodhouse Nepinak, rappelle pour les peuples autochtones l’importance pour les peuples autochtones d'aller voter, parce qu'ils représentent un électorat important au Canada. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Spencer Colby La cheffe nationale de l’APN a également félicité les membres des Premières Nations qui se présentent aux élections. Cindy Woodhouse Nepinak a rappelé que le droit de vote pour les Premières Nations est encore jeune. Avec les informations de Darla PonaceC’est notre droit de voter, et nous devons commencer à l’exercer en tant que Premières Nations
, indique LeeAnne Klyne, une employée des services à l'enfant et à la famille de Touchwood, une municipalité située au nord de Regina.On s’est rendu compte que, dans plusieurs communautés plus isolées, on n’a pas besoin de quatre jours de vote par anticipation
, indique la conseillère régionale en relations médias d'Élections Canada, Marie-France Kenny. Donc, on travaille avec eux pour déterminer quelles seront les heures, l'annoncer aux membres de la communauté pour qu’ils viennent voter pendant ces heures-là, et il n’y a plus de difficulté pour recruter de personnel.

J'ai voté, car j’avais le sentiment que nous avions besoin de voir un changement au sein de notre communauté, plus particulièrement au sein de notre communauté des Premières Nations
, raconte LeeAnne Klyne.Des étudiants soucieux de leur avenir
Beaucoup de nos droits sont dictés par le gouvernement fédéral, il est donc essentiel que nous ayons notre mot à dire
, dit-elle. Je recherche une personne qui se soucie des peuples autochtones, des personnes queers, des femmes et de notre population immigrante, car nous traversons tous une période très difficile en ce moment.
Je suis mère célibataire et le fait d'avoir les moyens est très important pour moi
, dit Brayden Benjoe. Je veux être sûre de pouvoir payer la garderie, le loyer et les factures sans me sentir surchargée.

Une mobilisation nationale
Interrogez les candidats lorsqu’ils frappent à votre porte, sur leur position sur les questions des Premières Nations
, dit Cindy Woodhouse Nepinak à l'intention de la population.
Les Premières Nations n’avaient même pas le droit de vote avant les années 1960
, a-t-elle dit. Pourtant, on voit aujourd’hui les bureaux de vote des Premières Nations à court de bulletins de vote lors des deux dernières élections. Cela témoigne de la force de nos Premières Nations.
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