Préoccupations persistantes concernant la villa Frederick-James
L’impatience s’intensifie et les inquiétudes du milieu culturel gaspésien prennent le dessus dans le dossier entourant l’avenir de la villa Frederick-James, à Percé. La Table de concertation pour l’avenir de la villa Frederick-James demande au ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, de statuer une bonne fois pour toutes et d’accorder une vocation culturelle en arts visuels et pratiques multidisciplinaires à la villa. Le Musée Le Chafaud fait partie de la table de concertation, tout comme la MRC du Rocher-Percé, Courant culturel Rocher-Percé, Culture Gaspésie, et le centre d'artistes Vaste et Vague. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Luc-Manuel Soares La communauté culturelle régionale et locale de Rocher-Percé prêche pour que la gestion de la villa Frederick-James soit confiée à un organisme culturel autonome pour y mener des activités de création, de formation, de diffusion et de médiation culturelle toute l’année. Mais les organismes impliqués dans la table de concertation craignent que ces points n’aient pas été pris en considération par Québec dans les démarches. Les signaux envoyés qui leur ont été envoyés par de hauts fonctionnaires du ministère de la Culture et des Communications (MCC) ne pointent pas en ce sens, indique M. Wilson. La villa Frederick-James a été mise aux normes muséales dans son processus de restauration. Pierre Wilson espère que Québec ne ratera pas l'occasion de se servir de ce lieu. « Pour les artistes c'est important d'exposer dans un lieu professionnel reconnu. C'est de même qu'ils peuvent devenir des artistes professionnels », explique-t-il. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat Le transfert de la villa Frederick-James du MCC au ministère de l’Environnement, Pour l’élu, la société d’État est toute désignée pour maintenir le bâtiment patrimonial. On veut assurer la pérennité de la Villa après un investissement de plus de 25 millions de dollars. […] Ça nous paraissait tout à fait naturel et responsable de confier la gestion, en termes d’actifs de propriété de la villa, au ministère de l’Environnement. Le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix, est optimiste concernant l'avenir de la villa. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada C’est cette décision qui laisse croire à la table de concertation que ces revendications n’ont pas été entendues. Le regroupement est pourtant catégorique quant à son désaccord face à cette décision : le mandat premier de la Sépaq concerne la gestion de parcs nationaux et la conservation de milieux naturels, selon lui. La Sépaq n’a aucune mission en arts visuels. Alors, comment est-ce possible qu’il transfère les opérations à la Sépaq? Le député de Gaspé dit comprendre les préoccupations de la table, mais il indique que rien n’est encore coulé dans le béton. La Sépaq administre déjà le Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, situé à proximité de la villa. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes Une rencontre entre la table de concertation et la Sépaq, dont le président-directeur général et l’administration locale, est prévue le 28 avril prochain. Pour Pierre Wilson, cette rencontre est malgré tout une source d’espoir, où il espère obtenir des clarifications en ce qui concerne le modèle de fonctionnement et de gestion de la villa. Ce sera également une autre occasion pour la table de faire valoir ses revendications, indique-t-il. Par ailleurs, selon le député de Gaspé, une exposition temporaire, en collaboration avec le Musée de la civilisation, est envisagée en vue de la période estivale. Au moment de publier ces lignes, les demandes d’information auprès du MCC et du cabinet du ministre Lacombe sont restées lettre morte. La Sépaq, quant à elle, nous réfère au MCC.On veut faire pression sur le gouvernement pour qu’il se commette au niveau de la mission comme telle
, explique le président du Musée Le Chafaud, Pierre Wilson, qui est aussi porte-parole de la table de concertation.
On revient toujours avec nos trois demandes [soit] la confirmation de la mission [culturelle], confirmation qu’il pourrait y avoir un budget de fonctionnement et troisièmement […] une confirmation de l’autonomie de gestion des lieux
, renchérit-il.
Cession à la Sépaq
par le biais de la Sépaq
, est en voie d’être finalisé, confirme le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix.La Sépaq a déjà une expertise au niveau du patrimoine bâti et à des moyens dévolus par l’État pour entretenir le patrimoine bâti et historique du secteur de Percé
, explique M. Sainte-Croix.
On nous informe que c’est comme ça que ça va se passer. Que le bâtiment va être cédé au ministère de l’Environnement et que c’est la Sépaq qui va gérer les opérations
, déplore Pierre Wilson.Ce qu’on nous demande à nous, c’est ''asseyez-vous avec la Sépaq et essayez de concevoir une manière de s’entendre pour présenter des activités, que vous allez financer en passant”. Ayoye là!
, s’insurge M. Wilson.La porte est grande ouverte
, lâche-t-il. Le PDG de la Sépaq est fort heureux de cette opportunité-là et souhaite collaborer avec le milieu et maintenant c’est au milieu de répondre présent et de saisir la main tendue
, affirme Stéphane Sainte-Croix, qui dit au passage être optimiste pour la suite des choses.
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