La hausse du coût de la vie et des logements préoccupe les électeurs
De nombreux citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue estiment que la hausse du coût de la vie devrait se retrouver en haut de la liste de priorités des partis et des candidats dans le cadre de la campagne électorale actuelle. C’est le cas notamment de Debi Soucy et John Landers, de Rouyn-Noranda. Le couple de retraités soutient avoir récemment commencé à faire un budget pour mieux composer avec les différentes hausses de prix. Le son de cloche est similaire du côté de Vuyani Gxoyiya, qui affirme être confronté à des choix plus difficiles en raison de la hausse du coût de la vie. Grand adepte du transport actif, Vuyani Gxoyiya affirme ne pas ressentir personnellement les contrecoups de la hausse du prix de l'essence. Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir Plusieurs estiment que parmi tous les postes de dépenses qui ont augmenté, le logement est celui qui a l’impact le plus important. Selon Mme Clément, il est possible de faire des choix pour économiser de l’argent dans la plupart des autres postes de dépenses. Karine Clément affirme que c'est la hausse du coût des logements qui fait le plus mal à son portefeuille. Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir Les logements, on est mis devant le fait. On ne peut rien faire. À moins de prendre des loyers plus délabrés, ce qui ne nous tente pas non plus. Céline Théroux et sa mère Huguette Martin constatent également les répercussions de la hausse du coût de la vie sur leur budget. Des citoyens estiment qu'ils ne sont pas capables de faire des économies à l'épicerie. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Même si elle demeure dans une résidence pour personnes âgées, sa mère Huguette confirme qu’elle n’est pas épargnée par la flambée des prix observée ces dernières années. Alors que les candidats et les partis proposent des solutions diverses pour aider les citoyens à affronter la hausse du coût de la vie, Huguette Martin affirme avoir un penchant pour les mesures d’aide directes. Sa fille Céline Théroux abonde dans le même sens, disant vouloir observer des effets concrets et rapides aux mesures d’aide. Selon Vuyani Gxoyiya, le gouvernement doit cibler des secteurs précis pour aider les gens. Michel Couroux souhaite voir des solutions à long terme pour aider les citoyens à affronter la hausse du coût de la vie. Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir Michel Couroux, de son côté, doute de l’efficacité des mesures d’aide ponctuelles ou temporaires, comme l’envoi de chèques. Dans un contexte où plusieurs partis promettent des réductions d’impôts, M. Couroux est d’avis que les gens dans le besoin ne verront pas de véritable différence sans l’ajout d’aides directes au paiement du loyer. De son côté, Debi Soucy affirme prendre avec un grain de sel les promesses des candidats à l’élection en lien avec la hausse du coût de la vie. Debi Soucy et John Landers font un budget afin de composer avec la hausse du coût de la vie. Photo : Radio-Canada / Jean-Michel CotnoirOn voit ça à l’épicerie. Ça n’a plus de bon sens comment ça coûte cher à l’épicerie. À part de ça, le gaz, les taxes sur les maisons. Tout tout tout a augmenté!
, fait-elle observer.
Je le sens beaucoup, parce que je ne pourrai pas embarquer soit dans mes loisirs ou dans mes vacances. Je suis déjà endetté. Je ne peux pas gaspiller, alors ma miche de pain, il faut qu’elle me dure une semaine. Je ne pourrais pas dire : “C’est sec, je la mets à la poubelle”. Je l’utilise pareil même si c’est sec
, dit-il.Le coût du logement
fait mal
Comme tout le monde, je suis touchée par les augmentations et le coût de la vie, souligne d’entrée de jeu Karine Clément. Mais l’aspect qui me fait le plus mal présentement, c’est vraiment le coût des logements qui est exorbitant, qui est non justifié. Ça impacte beaucoup sur le reste de ton budget.

L’épicerie, c’est tel que tel, on est capable de faire des économies. C’est vraiment de revoir nos menus. Mon menu de la semaine est planifié selon les spéciaux. En faisant ça, je n’ai pas vu comme tel un impact
, fait-elle observer.
Tout vaut plus cher. Le t-shirt que tu payais 5 piastres, astheure il est 12 piastres. La chaudière de construction que tu payais 25 piastres, elle est rendue 37 piastres. La bouffe, le gaz, tout coûte plus cher, donc moi, je dis qu’il faut s’autosuffire
, soutient Mme Théroux.Nous, c’est une augmentation du loyer de la RPA. Le prix de la nourriture augmente, alors eux autres nous montent leurs prix
, souligne Mme Martin.Pas d’unanimité quant aux solutions
J’aimerais qu’ils nous en donnent plus pour notre loyer. Les personnes âgées sont pauvres et ont de la misère à arriver eux autres aussi
, fait remarquer celle qui n’est pas contre l’envoi de chèques de la part du gouvernement.Les permis de conduire qui nous coûtent juste 24 piastres, ça c’était une bonne affaire, ça pourrait continuer
, donne-t-elle en exemple.C’est les choses qui touchent vraiment les gens. Les gens, ils ont des problèmes de logement surtout, parce que c’est là que ça coûte beaucoup plus cher. Alors si on s’arrange pour rendre le logement accessible à moins de coûts chez les gens, ça mettrait moins de stress
, affirme-t-il.
Le petit plaster, ça dure un petit temps, ça ne fait pas une différence dans une année. Ça fait peut-être une différence dans une semaine, un mois
, estime-t-il.Les libéraux et les conservateurs qui veulent couper des taxes, ça ne fera pas une grosse différence pour tout le monde. Moi, c’est le loyer. Si tu n’as pas de loyer, tu es dans la rue. C’est une des choses principales pour moi
, fait-il observer.Beaux parleurs, petits faiseurs?

Je vais dire une affaire. Ils disent tous beaucoup de choses, mais j’ai hâte de voir ça dans le concret. Les politiciens sont tous pareils. Au fond, on peut voter pour un parce qu’il dit telle chose, l’autre dit telle autre chose, mais je me demande où est-ce qu’ils vont trouver de l’argent pour faire ça. C’est nous autres en quelque part qui allons payer encore. Ça ne me dérange pas de payer plus cher dans un pays comme le nôtre pour que les pauvres aient plus. Mais à un moment donné, je ne crois pas trop trop en tout ce qu’ils disent. C’est des beaux parleurs, mais des petits faiseurs
, termine-t-elle.
Advertising by Adpathway









