Des chefs innus à l’ONU pour demander le respect des droits des Premières Nations
Des chefs innus des Premières Nations du Québec et du Labrador se trouvent au siège social de l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York afin de demander aux gouvernements du Québec et du Canada de s’engager à mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA). La délégation, qui sera présente jusqu'à jeudi dans le cadre de la 24e session de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII), promet un notamment coup d'éclat symbolique mardi matin, à 10 h. Elle veut lancer un message sur la scène internationale concernant l'implication des gouvernements du Québec et du Canada dans la DNUDPA. Elle souhaite aussi dénoncer l’inaction quant à la mise en œuvre des droits autochtones, en rappelant qu'il faut aller au-delà des paroles en mettant pleinement en œuvre cette déclaration. Tous ces projets de loi qui sont adoptés soit à l’Assemblée nationale ou à la Chambre des communes ont des impacts concrets sur nos droits, sur nos territoires, sur nos langues, sur nos cultures. Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Francis Verreault-Paul. (Photo d'archives)
Photo prise au Palais des Congrès à Montréal.
Sur la photo: (Gauche à droite) Le nouveau chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) Francis Verreault-Paul, de Mashteuiatsh.
Le 12 Mars 2025. 2025/03/12
Photo: Ivanoh Demers \ Radio-Canada
francisverreaultpaul013 Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Parmi les autres membres de la délégation, on compte notamment Lance Haymond, chef de la Première Nation de Kebaowek, Lucien Wabanonik, chef de la Nation Anishnabe de Lac-Simon et Jon-Evan Quoquochi, vice-chef de la Première Nation Atikamekw de Wemotaci. Deux chefs innus ont dû annuler leur présence à la dernière minute, soit le chef de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, et Jean-Charles Piétacho, chef d'Ekuanitshit. Des enjeux majeurs plus spécifiques au Québec ont été au cœur des discussions lundi après-midi, dont la réforme du régime forestier, les impacts du projet d'enfouissement de déchets nucléaires à Chalk River près de la rivière Outaouais et le recours constant aux tribunaux pour faire valoir leurs droits fondamentaux. Le Traité Petapan, une entente conclue entre trois communautés innues, le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois, fera aussi partie des discussions. Martin Dufour, le chef d'Essipit. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Delphine JungComment les Premières Nations peuvent réellement être prises en compte et influencer ces projets de loi afin de respecter nos droits? La réconciliation législative passe par la reconnaissance de la DNUDPA, qui est la fondation de tout
, a expliqué le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Francis Verreault-Paul. 
Enjeux soulevés
C'est clair qu'on va défendre nos droits de toutes les façons. On est ici à l'ONU. On va parler au gouvernement du Québec. On va continuer d'avoir des discussions ouvertes et transparentes
, a fait valoir le chef d'Essipit, Martin Dufour.
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