Les partenariats autochtones, la clé de voûte de l’avenir économique du Canada
Alors que le Canada se cherche de nouveaux partenaires commerciaux, les Autochtones constituent une partie prenante de l’avenir économique des Canadiens, avancent des experts. La prospérité du pays nécessiterait une réduction des délais et des risques en lien avec les projets énergétiques, deux éléments que de nombreuses Nations peuvent offrir. L’idée est d’éviter les En Ontario, par exemple, certains promoteurs peuvent attendre jusqu'à 15 ans avant que le gouvernement provincial leur octroie les permis nécessaires, s’est indigné le premier ministre de la province, Doug Ford, lors de la cérémonie d'ouverture. Or, si l’opposition des peuples autochtones peut parfois expliquer ces délais, ces derniers font également partie de la solution, selon le PDG de la FNMPC, Mark Podlasly. Mark Podlasly pointe l’emplacement de la communauté de la Nation Nlaka’pamux, dont il est un fier membre. Photo : Radio-Canada / Simon Filiatrault Le fait d’obtenir un tel consentement préalable confère deux avantages non négligeables aux entreprises privées. Non seulement cette approche élimine les goulets d'étranglement bureaucratiques, mais les investisseurs deviennent plus enclins à financer le projet, le risque d’échec étant réduit. Historiquement, les nations autochtones n'étaient pas consultées et, lorsqu'elles l'étaient, les promoteurs faisaient la sourde oreille. Seulement, les premiers peuples ne sont pas intrinsèquement en opposition aux projets énergétiques. En fait, depuis peu, un élan d’enthousiasme traverse le pays. Ce changement de paradigme s’explique notamment par la possibilité d’acquérir des parts dans les infrastructures et par l’exploitation accrue de l’énergie renouvelable. Le projet de la centrale géothermique Tu Deh-Kah, au nord de la Colombie-Britannique, est venu spontanément à l’esprit de Mark Podlasly comme exemple remarquable. Propriété de la Première Nation de Fort Nelson, ce puits de gaz réaménagé générerait jusqu’à 15 mégawatts pour la communauté. Les surplus d’électricité iraient aux villes non autochtones voisines. La salle de présentation, à l'Hôtel du Centre Sheraton de Toronto, était remplie pour la première journée de la conférence. Photo : Radio-Canada / Simon Filiatrault Alors que de nouveaux partenariats économiques foisonnent à l’échelle du pays, Kahsennenhawe Sky-Deer, qui participait à la conférence accompagné d’autres membres de l’équipe de consultation autochtone Dable, s'est réjouie de cette nouvelle tendance. Afin de soutenir cette impulsion, il importe de partager les histoires à succès des peuples autochtones, a poursuivi l’ex-grande cheffe de Kahnawake, à commencer par l’entente qu’elle a conclue avec Hydro-Québec pour faire de sa communauté un actionnaire minoritaire de la ligne Hertel-New York. Selon Kahsennenhawe Sky-Deer, les entreprises commencent enfin à prendre conscience des avantages de la participation des peuples autochtones dans les projets nationaux, quelle que soit leur nature. Photo : Radio-Canada / Simon Filiatrault Cette dernière a espoir qu’un tel discours saura inspirer les plus jeunes générations de rompre avec leur héritage colonial et de se concentrer sur un avenir plus prometteur. Il y a toute une génération de personnes qui disent : "Nous ne serons pas des victimes. Nous allons être des vainqueurs et nous allons vous montrer que nous sommes capables de réussir." À terme, Kahsennenhawe Sky-Deer souhaite que les visions du monde occidentales et autochtones entretiennent un dialogue afin de parvenir à une forme de développement des ressources qui tiendrait véritablement compte des impacts environnementaux.Une mesure utile que le Canada pourrait prendre est de s'assurer que toutes les parties prenantes soient engagées
, a affirmé l’avocat basé à Tokyo Karl Pires lundi, lors d’une table ronde à la conférence annuelle de la First Nations Major Project Coalition (FNMPC). L'organisme national accompagne plus de 170 groupes autochtones dans la participation à des projets énergétiques.imprévus qui pourraient avoir un impact sur l'ensemble des projets et entraîner des retards ou une augmentation des coûts
, a poursuivi Me Pires dont la pratique consiste à conseiller des investisseurs japonais dans leurs transactions à l’étranger.Si le Canada veut construire une économie forte basée sur une plus grande diversification de ses partenaires, il doit pouvoir accéder aux marchés avec rapidité et certitude. Le fait d'avoir les Premières Nations à bord permet cela, à condition que nous soyons à bord dès le début des conversations
, a-t-il affirmé en entrevue.
Une Première Nation n'a pas le choix de s'opposer à un projet si celui-ci ne tient pas compte de ses intérêts
, a souligné M. Podlasly.
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Nous sommes coincés l'un avec l'autre, que ça nous plaise ou non. Ça fait 500 ans que ça dure. Construisons un avenir meilleur ensemble
, a-t-elle conclu.
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