Loblaw ouvrira un premier magasin Maxi hors Québec, au Nouveau-Brunswick
L’entreprise Loblaw va ouvrir une épicerie à bas prix Maxi à Caraquet, au Nouveau-Brunswick. Il s’agit du premier magasin de cette enseigne à ouvrir à l’extérieur du Québec. Dans un communiqué de presse envoyé aux médias lundi matin, l’entreprise indique que cette décision est un premier pas pour Le magasin de près de 1400 mètres carrés (15 000 pieds carrés) se trouvera à la Place Saint-Pierre, dans l’ouest de la municipalité. Le centre commercial Place Saint-Pierre, à Caraquet, accueillera une épicerie Maxi cet automne. Photo : Google Map Selon Patrick Blanchette, vice-président de Maxi, l'ouverture de ce magasin s'insère dans un plan de conversion de l'entreprise au Québec, qui y a ouvert 70 nouveaux magasins depuis 3 ans. Le début des travaux est prévu en juin et l’ouverture de l’épicerie devrait avoir lieu cet automne. L'entreprise estime que cela va créer une trentaine d'emplois. Pour l'instant, le projet de Caraquet est le seul de l'enseigne Maxi au Nouveau-Brunswick. Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, explique que les discussions avec l’entreprise Loblaw ont commencé il y a environ un an. Loblaw songeait à ouvrir une épicerie de son enseigne No Frills à Caraquet. C’est après cela que la municipalité a reçu l’appel de la division québécoise de l'entreprise, derrière l'enseigne Maxi. Maxi est une épicerie à rabais qui compte 185 magasins au Québec. Au Nouveau-Brunswick, Loblaw possède des épiceries sous ses enseignes Atlantic Superstore, The Independent, Wholesale Club et No Frills. Il existe deux épiceries dans la ville de moins de 5000 habitants, soit la Coop IGA Extra – propriété de la société Sobeys – et l’épicerie indépendante Pointe-Rocheuse. La Coop IGA Extra de Caraquet. Photo : Radio-Canada / Mario Mercier L’arrivée d’un nouveau concurrent dans le marché alimentaire pourrait chambouler les habitudes des consommateurs de la ville. Au cœur de la stratégie d’affaires de Maxi se trouve sa politique de Bernard Thériault préfère ne pas se prononcer sur l’aspect concurrentiel de l’arrivée de ce nouvel acteur dans sa communauté. On pense que si un nouveau commerce s’installe ici, c’est qu’il voit une chance de croissance et une demande pour le marché et ça, c’est encourageant pour nous. Pour certains, il va être difficile de changer leurs habitudes de consommation, alors que la coopérative est bien implantée dans la communauté. Hédard Doiron, de Caraquet, ne changera pas forcément ses habitudes. Photo : Radio-Canada La gérante du centre commercial Saint-Pierre, Anita Gionet, croit pour sa part que le magasin ramènera à Caraquet des clients qui se rendent aux épiceries existantes de Loblaw à Bathurst et Tracadie. De son côté, Patrick Blanchette est convaincu que cette nouvelle offre sera bénéfique pour la communauté de Caraquet. Le magasin de 1400 mètres carrés (15 000 pieds carrés) sera construit à la Place Saint-Pierre, dans l’ouest de la municipalité. Photo : Radio-Canada / Réal Fradette Maxi deviendra voisin du magasin Hart à la Place Saint-Pierre. La gérante du magasin Coop IGA de Caraquet a dirigé Radio-Canada vers le siège social de Sobeys, qui n’avait pas répondu à notre appel au moment d’écrire ces lignes. Avec des informations de Frederic Cammaranoétendre sa proposition de valeur à un marché plus vaste
.Les fortes valeurs communautaires, l'héritage francophone et le dynamisme économique de la région résonnent profondément avec l'ADN de la bannière Maxi
affirme Melanie Singh, présidente de la division escompte de Loblaw.
Ce n'est pas un gros magasin, mais on a prouvé dans les dernières années au Québec qu'avec nos plus petits formats, on est capable d'offrir la majorité de notre offre de produits
, explique M. Blanchette.Assurer le caractère francophone de Caraquet
La compagnie nous a appelés pour connaître la réglementation, etc. Mais on a surtout insisté sur le fait que Caraquet était une communauté francophone et qu’il était impératif et important que le service d’un nouveau commerce représente l’image de la ville, avec son caractère francophone et acadien
, indique le maire.Un compétiteur aux commerces locaux?

prix imbattables
, qui offre au consommateur d’égaler les prix des détaillants dans la même région.Ça sera les mêmes politiques, les mêmes prix. Si dans le milieu de Caraquet il y a une bannière concurrente, on va matcher les prix
, explique le vice-président, Patrick Blanchet.On prend une approche de non-ingérence/non-indifférence. On ne favorise pas un commerce au détriment d’un autre
, précise le maire.Difficile de changer les habitudes
Ici, à Caraquet, on n'a pas beaucoup de choix, mais on est satisfaits de la coopérative
, souligne Muriel Comeau.Une coop, c'est nous autres, ça nous appartient, donc il faut la supporter
, ajoute Hédard Doiron, qui considère toutefois que le modèle à bas prix de Maxi peut attirer les curieux. C'est sûr que ça va donner plus de choix au monde à aller chercher des spéciaux de plus.

C’est un bel impact, ça va ramener le monde à Caraquet. L’épicerie est chère, nous, on aura le Maxi et la Coop, et ça va nous aider à garder notre monde par ici
, commente-t-elle.On veut s'adapter à ce qui se fait de bien au Nouveau-Brunswick, mais on veut aussi offrir des produits québécois qu'on a présentement dans nos magasins au Québec
, souligne le vice-président de Maxi, en ajoutant qu'une place sera aussi faite pour les produits néo-brunswickois.
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