Le Manitoba envisage d’ajouter l’expression de genre au Code des droits de la personne
Des dizaines de personnes se sont rassemblées jeudi soir pour exprimer leur opposition ou leur soutien à un projet de loi qui propose d'ajouter l'expression du genre au Code des droits de la personne du Manitoba. Ce projet de loi propose, entre autres, des protections pour que les personnes soient désignées par leurs pronoms de préférence. Derek deVries, pasteur de l'Église Park City Gospel, à Winnipeg, affirme que le projet de loi du gouvernement néo-démocrate obligerait les chrétiens à aller à l'encontre de leurs croyances. Christine Ronceray, qui habite à Winnipeg, estime que le projet de loi est équivalent au Le Manitoba est l'une des rares provinces où les audiences publiques sont obligatoires pour les projets de loi, à l'exception des projets de loi liés au budget. Plus de 60 personnes se sont inscrites pour s'exprimer sur le projet de loi concernant l’ajout de l’expression du genre au Code des droits de la personne du Manitoba. La plupart des intervenants qui ont pris la parole pendant les trois premières heures de l'audience de comité se sont exprimés contre le projet de loi. Certains s'inquiètent du fait qu'ils pourraient être traduits devant la Commission des droits de la personne du Manitoba pour avoir mégenré une personne ou pour avoir demandé à être soigné par un médecin d'un sexe spécifique. La directrice générale de la Commission des droits de la personne du Manitoba, Karen Sharma, a répondu à certaines des préoccupations énoncées, en précisant que le code s'applique à l'emploi, au logement et à d'autres services, et non aux interactions entre personnes privées ou au sein d'institutions religieuses. Karen Sharma a également indiqué qu'il était très peu probable que des erreurs de bonne foi concernant l'utilisation des pronoms engendrent des problèmes. Tara Sheppard qui dirige un groupe de recherche non gouvernemental qui s'occupe d'équité entre les sexes est en faveur du projet de loi et indique qu'il est facile de ne pas être traduit devant la Commission des droits de la personne. Dans la plupart des autres provinces, l’expression de genre est déjà couverte par le code des droits de la personne. Le ministre de la Justice, Matt Wiebe, a répété que le projet de loi ne visait pas à imposer les opinions du gouvernement aux citoyens. Ce projet de loi ne régit en aucun cas les pensées ou les croyances. Il s'agit en fait de protéger contre la discrimination fondée sur l'expression du genre qui pourrait en sorte qu'une personne perde son emploi, se voie refuser un appartement ou l'accès à des services publics. La question de l'expression sexuelle a récemment été portée devant la Commission des droits de la personne de l'Alberta. Marni Panas, une femme transgenre, a porté plainte en 2019, après avoir été mal désignée par des répartiteurs lorsqu'elle a fait un appel pour demander une vérification de bien-être pour un ami. Le tribunal a conclu à l'existence d'une discrimination, mais a rejeté la plainte, affirmant que les répartiteurs n'avaient pas l'intention de se tromper sur le genre de la personne qui les avait appelés. Marni Panas a demandé une révision judiciaire de la décision Avec les informations de La Presse canadienneCette [proposition] de loi interdit aux chrétiens de suivre l'exemple du Christ. Elle exige un discours qu'il n'autoriserait pas
, a dit M. deVries devant un comité permanent à l'Assemblée législative.discours forcé
. Dans une société libre, personne ne devrait être contraint de dire ce qu'il ne croit pas
, dit-elle.Je pense qu'il est important de noter que les cas qui ont été portés devant les tribunaux des droits de la personne et jugés discriminatoires sont des cas d'erreurs de genre malveillantes et répétitives
, a-t-elle dit.Voici une solution simple : ne pas violer les droits de la personne
, a affirmé Tara Sheppard, en ajoutant que le projet de loi serait un pas en avant pour lutter contre la discrimination systémique.
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