Dubois brille, Stacey marque en prolongation et la Victoire l’emporte
Si Laura Stacey a été l’héroïne du match en venant clore le débat en prolongation, Catherine Dubois a été l’étoile de son équipe dans un gain de 3-2 de la Victoire de Montréal sur la Fleet de Boston, lundi, à la Place Bell. Avec cette réussite, Montréal est maintenant assurée de terminer parmi les deux premières équipes au classement de la LPHF et d’obtenir l’avantage de la patinoire pour, au moins, le premier tour des séries éliminatoires. L’équipe conclura sa saison samedi contre les Sirens de New York. À son premier match en plus de trois semaines après la pause internationale, la Victoire avait trébuché il y a deux jours à Ottawa. Il s’agissait d’une cinquième défaite en six matchs pour la troupe de Kori Cheverie. Cette fois, l’équipe pouvait compter sur la gardienne Ann-Renée Desbiens, qui disputait un premier match dans la LPHF depuis le 18 mars dernier. Elle avait alors dû quitter le match à cause d’une blessure à un genou. La Québécoise est finalement revenue au jeu lors du Championnat du monde, mais a cédé sa place à Elaine Chuli pour ce premier match contre la Charge, samedi. Si l’objectif était clair lundi, la tâche ne s’annonçait pas facile pour autant. La Victoire devait se débrouiller sans deux de ses meilleures défenseuses. Erin Ambrose, de retour dans sa ville natale pour des raisons personnelles, brillait par son absence, alors que Kati Tabin purgeait le deuxième de deux matchs de suspension. Kelly-Ann Nadeau disputait donc le troisième match de sa carrière, un premier depuis le mois de février. Dominika Laskova était aussi réintégrée dans la formation pour un deuxième match de suite. La première période en a été une typique d’un duel entre Montréal et Boston. La ligue n’en est peut-être qu’à sa deuxième année d’existence, mais l’une des plus vieilles rivalités du sport s’est déjà installée dans la LPHF. Du jeu physique, des escarmouches après le coup de sifflet, des pénalités, du talent à l’état pur. Les deux équipes ne se laissaient, comme c’est souvent le cas, aucune marge de manœuvre. En début de deuxième période, Montréal a bénéficié d’un avantage numérique après que Daniela Pejsova a fait trébucher Mikyla Grant-Mentis. Une occasion en or, à première vue. Mais avant ce match, la Victoire présentait un faible taux d’efficacité de 15,6 % avec l'avantage d'une joueuse, une statistique bonne pour le 6e et dernier rang de la ligue. Kori Cheverie avait affirmé au cours des derniers jours vouloir faire certaines choses différemment. Et ce En fin de deuxième engagement, en avantage numérique, Dubois était placée directement devant la gardienne Klara Peslarova. Elle a tenté un premier tir, Abby Boreen pensait ensuite avoir marqué, mais c’est finalement Jennifer Gardiner qui a récupéré une rondelle libre pour marquer le premier but des siennes. Catherine Dubois et Jennifer Gardiner ont toutes deux marqué pour la Victoire contre la Fleet. Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe Puis, à 4 min 48 s de la troisième période, Dubois, encore elle, a fait dévier un tir de Maureen Murphy pour doubler l’avance de son équipe. Encore une fois, en avantage numérique. Pour un deuxième match de suite, la Québécoise trouvait le fond du filet. Un premier match de deux points dans la LPHF pour l’attaquante. On parle d’une fille qui a pensé maintes fois arrêter le hockey et qui a amorcé l’année dernière comme joueuse de réserve avant de, finalement, décrocher un contrat cette année. Des ennuis de santé sont cependant venus gâcher ses plans en début de saison. Résiliente, la voilà de retour, en santé, plus forte que jamais. Un moment fort bien choisi, à l’aube des éliminatoires. Dans cette belle histoire, il est beaucoup question de confiance. Confiance en elle. Confiance de ses entraîneurs. Mais il est aussi question de travail. Pendant la pause internationale, tandis que 11 joueuses de la Victoire se trouvaient en l'Europe avec leurs sélections nationales, un groupe a travaillé avec acharnement à Montréal. Les tirs et les séquences qui ont généré des buts lors des deux derniers matchs sont précisément certains des aspects qui ont été peaufinés à l’Auditorium de Verdun. Les faits saillants du match du 28 avril 2025 entre la Fleet de Boston et la Victoire de Montréal. Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe Montréal semblait filer vers une victoire convaincante et Desbiens, vers un blanchissage. Avec moins de trois minutes à disputer en troisième période, les visiteuses ont trouvé le moyen de marquer deux fois en moins de 40 secondes, au grand désarroi des 8812 spectateurs. Pour la cinquième fois depuis le début de l’année, un duel entre Boston et Montréal allait se décider au-delà du temps réglementaire. En prolongation, Marie-Philip Poulin s’est moquée de Susanna Tapini avant de faire une passe parfaite à Laura Stacey, qui était positionnée dans l’enclave. Stacey a dégainé sur réception pour déjouer Peslarova et procurer une victoire in extremis à son équipe. Une séquence que Poulin et Stacey pratiquent à chaque entraînement, à chaque période d'échauffement. Une chorégraphie qu'elles répètent ensemble depuis des années. Avant la pause internationale, alors que Montréal venait de perdre quatre de ses cinq derniers matchs, Kori Cheverie avait affirmé que son équipe devait trouver des moyens de marquer plus de buts. La base, vous direz. Ce qui paraissait pourtant si simple était devenu compliqué. L’avantage numérique était complètement anémique. L’attaque reposait presque entièrement sur les épaules de Poulin et de Stacey. Soudainement, lundi soir, c’était différent. Soudainement, c’est venu d’ailleurs. Est-ce que ce match était parfait? Certainement pas. Kori Cheverie ne sera probablement pas satisfaite de la façon dont son équipe a perdu une avance de deux buts aussi rapidement. Oui, cette fois, Montréal a trouvé un moyen de gagner. Peu importe la façon, c’est tout ce qui compte. Le résultat et rien d’autre.différemment
a été Catherine Dubois. Déjà, l’absence d’Ambrose a forcé le personnel d’entraîneurs à apporter quelques changements à leurs unités d’avantage numérique. N’empêche, l’élément déterminant n’était pas à la ligne bleue lundi soir.
Elle est le type de joueuses que tout le monde rêverait d’avoir dans son équipe, a affirmé Cheverie. Elle n’est pas seulement une bonne coéquipière, mais elle est prête à passer au travers d’un mur pour ses coéquipières. Elle a passé beaucoup de temps sur la glace dernièrement. De voir qu’elle est récompensée, de la voir fêter ainsi et d’être aussi contente, j’adore ça.
Mon style de jeu est de travailler fort et de donner du rythme, donc c’est certain que d’avoir des points, je suis contente, c’est du bonus pour moi
, a ajouté Dubois. 
On savait que ça s’en venait, a soutenu l'entraîneuse-chef. Certains matchs, on ne créait pas assez d’occasions pour même marquer un seul but, mais la majorité du temps, on était vraiment à la limite où ça aurait pu aller d’un côté ou de l’autre. On n'avait pas de bonds favorables, mais je pense aussi qu’il faut travailler pour ces rebonds. Il faut les provoquer.
Ce n’est pas facile après s’être fait marquer deux buts comme ça, à domicile, a reconnu Stacey. Les bonnes équipes trouvent une façon et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui.
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