À quelques jours du scrutin, le COC rappelle ses cibles de financement
Peut-être l’avez-vous vue pendant la diffusion de la finale du mondial féminin de hockey : une rare publicité conjointe du Comité olympique canadien (COC) et du Comité paralympique canadien (CPC) en dehors de l’étroite fenêtre des Jeux. Avec des images de grands exploits d’athlètes olympiques et paralympiques d’ici (nouvelle fenêtre), on tentait de faire vibrer la fibre patriotique des téléspectateurs. Le moment choisi n’est pas anodin. Le contexte de guerre commerciale avec les États-Unis a éveillé dans la population canadienne certains sentiments qui se sont reflétés sur la scène sportive, notamment pendant la Confrontation des 4 nations gagnée par le Canada. Et il y a ces élections fédérales, aussi. La campagne tire à sa fin, et le milieu du sport cherche encore à se faire entendre. Le financement public des fédérations sportives n’a pas bougé depuis 20 ans. En février dernier, M. Myles rappelait en entrevue que les fédérations et le COC réclamaient 144 millions de dollars supplémentaires en financement de la part du gouvernement fédéral. Une hausse de 57 % par rapport au montant accordé à tout le système sportif canadien dans le plus récent budget fédéral. La consultation des programmes et des cadres financiers des principaux partis fédéraux ne lui a pas donné de quoi se réjouir. On n’y fait pas mention de nouvelles enveloppes accordées aux fédérations sportives. Les programmes libéral et conservateur font mention du tir sportif dans leur section sur le contrôle des armes à feu, tandis que celui du Bloc promet de réclamer une commission d’enquête sur les fédérations et de militer pour des équipes nationales du Québec. Rien non plus dans celui des néo-démocrates. Éric Myles, chef du sport au Comité olympique canadien Photo : Société Radio-Canada Pour Éric Myles, Des choix déchirants attendent le milieu canadien du sport d’élite, selon lui. Pour la première fois, les athlètes paralympiques et olympiques canadiens ont reçu les mêmes bourses en guise de reconnaissance pour leurs performances après les Jeux de Paris. Il allait donc de soi que cette nouvelle campagne mette de l’avant de grands moments des Jeux paralympiques et olympiques. Cette collaboration accrue entre le COC et le CPC risque de s’intensifier encore, selon Éric Myles. À Paris, l’équipe paralympique canadienne a gagné 29 médailles, dont 10 d’or. Le Canada n’avait pas eu autant de champions paralympiques depuis les Jeux de Pékin, en 2008.On a vu des candidats porter des chandails d'Équipe Canada, d'équipes sportives. Pour des choses comme ça, ils sont toujours bien présents, tous partis confondus, souligne le chef du sport du COC, Éric Myles. Nos élus sont toujours bien heureux d'être posés près d'un athlète. Le message que nous, on ramène, c'est : "Oui, mais il faut aussi investir. On ne peut pas tenir ça pour acquis, ça. Ça ne marche pas, ce bout-là."

En même temps, on est aussi conscient de la réalité actuelle : des gens qui perdent leur emploi, les bases de la vie, faire son épicerie, ces choses-là, soutient M. Myles. Mais on ne peut pas non plus abandonner, comme société, ces bases importantes pour nos jeunes. Des jeunes actifs, si on commence à reculer là-dessus, tantôt, ça va nous coûter cher comme société, si on pense au réseau de la santé ou encore aux liens directs entre le sport et la réussite éducative.
Des investissements d'un gouvernement local, d’un gouvernement provincial, d’un gouvernement canadien, c’est de l'investissement en prévention, poursuit le chef du sport du COC. C’est de la prévention pure que d'avoir un pays, des communautés, des milieux actifs. Il n’y a rien de plus riche que ça. Il y a une valeur économique, une valeur sociale au sport, et c'est beaucoup ça que la campagne nous rappelle. Quand on a ces moments de fierté là, à quelque part, ça inspire un jeune. Ce sont des familles, ce sont d'autres jeunes actifs. On a besoin de ça.
ça n’a pas de bon sens
que des athlètes doivent payer pour faire partie d’Équipe Canada. En raison du manque d’encadrement, certains doivent engloutir des dizaines de milliers de dollars chaque saison dans leur préparation.On ne sera jamais uniquement axé sur l’été ou l’hiver, ce ne sera jamais notre choix. Par contre, avec plus de 60 fédérations, je ne pense pas qu’on est capable de soutenir tout le monde à la même échelle, affirme M. Myles. Alors, quels sont les sports les plus marquants, qui rejoignent le plus les jeunes, qui rejoignent qui on est, aujourd’hui, au Canada? Ce sont de bonnes questions sur lesquelles on travaille et on progresse avec toute la communauté sportive. [Il faut se demander quels sports] nous amènent une continuité pour avoir davantage de jeunes, de familles qui sont actifs.
Plus de collaboration avec le CPC
Il y a différents programmes pour lesquels les deux organisations collaborent, précise-t-il. Et je le dis tout le temps : que ce soit un jeune paralympien ou un jeune olympien, ce sont les mêmes jeunes, ce sont les jeunes de notre communauté. Je pense qu’on a le devoir de travailler ensemble et d’en arriver à des actions communes.
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