Qu’est-ce qui explique le brouillard mental chez les femmes?
Plusieurs femmes sont aux prises avec des symptômes liés à la ménopause, qui comportent leur lot de difficultés au quotidien. Certaines évoquent des problèmes de brouillard mental, qui peuvent se traduire par des trous de mémoire, par des problèmes de concentration ou même par des difficultés à trouver les bons mots. Une équipe de recherche de l'Université de Sherbrooke s'intéresse à ce brouillard, qui serait causé par un déclin de la santé cérébro-vasculaire. L’étudiante est d’ailleurs accompagnée du professeur-chercheur Kevin Whittingstall dans le cadre de cette étude. La clé de cette recherche : les différentes phases hormonales chez les femmes, qui sont uniques à chacune. La période de ménopause n’est d’ailleurs pas la seule phase de changements hormonaux importants chez elles. C’est un gros changement quand le cerveau est tellement habitué à un certain niveau d’hormones. Ces changements sont-ils temporaires ou permanents? Cette dernière précise que la ménopause se décline en trois stades. La périménopause, qui peut se présenter jusqu’à 10 ans avant la ménopause, dérègle les hormones. Les femmes peuvent vivre des hauts et des bas en œstrogène. Ensuite, la ménopause dure environ 12 mois; c’est à ce moment que cessent les menstruations. Puis, lors de la postménopause, les niveaux d'oestrogène et de progestérone sont bas et stables. Si Zöe Gandey et son professeur se sont intéressés à ce brouillard mental, c’est parce que peu de chercheurs se sont déjà penchés sur le sujet. Cela dit, les quelques études précédemment menées ont permis de déterminer que l’hormonothérapie pouvait aider les femmes Le recrutement de participantes pour mener l’étude devrait débuter à l’été ou à l’automne 2025. Des affiches seront, à ce moment, placées au CHUS et dans plusieurs cliniques de médecine familiale dans la région de Sherbrooke.C’est un symptôme qui n’était vraiment pas vu comme un symptôme de ménopause pour longtemps. Des femmes sentaient comme des scènes de confusion, elles avaient des oublis fréquents et pensaient qu’elles étaient le problème, et que ce n’était pas la transition hormonale
, explique l’étudiante à la maîtrise qui porte ce projet, Zöe Gandey.Le pregnancy brain entraîne des changements à court terme, indique l’étudiante en parlant des changements hormonaux chez les femmes qui attendent un enfant. Quand la femme est enceinte, on passe de niveaux hormonaux normaux à très élevés et de l’autre côté, quand on passe d'un niveau normal à un déclin en œstrogène et en progestérone durant la ménopause, c’est un autre changement qui se fait.
Pour chaque femme, c’est vraiment différent, mais ces symptômes affectent environ 60 % des femmes dans des variations différentes
, précise Zöe GandeyPeu de données sur le cerveau
Quand ça vient au cerveau, il y a vraiment peu d’études pour le moment. C’est là qu’on va commencer avec mon projet. On va regarder les effets des symptômes sur le cerveau et ses vaisseaux, puis on va comparer les résultats avec des questionnaires sur la qualité de vie
, indique-t-elle.avec les symptômes vasomoteurs comme les bouffées de chaleur et autres symptômes sexuels
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