Lion électrique ressuscitée par un groupe d’investisseurs du Québec
Lion électrique, qui était menacée de liquidation, a conclu une entente avec un consortium d'investisseurs, ce qui lui permettra de poursuivre certaines de ses activités. Le rachat doit être officialisé par la Cour supérieure du Québec, qui devrait se prononcer lors d'une audience le 21 mai. Le consortium qui a conclu l'entente comprend le président du Groupe Mach, Vincent Chiara, l'homme d'affaires Claude Boivin ainsi que le membre du conseil d’administration de Lion et homme d'affaires, Pierre Walkie. L'intérêt d'un groupe d'investisseurs était connu depuis quelques jours, mais Lion électrique a confirmé la nouvelle par voie de communiqué jeudi soir. L'entreprise québécoise spécialisée dans la construction de camions et d'autobus électriques s'était mise à l'abri de ses créanciers en décembre dernier en raison de problèmes de trésorerie. L'usine de fabrication d'autobus située à Saint-Jérôme sera préservée, tandis que son installation de fabrication de batteries à Mirabel et ses actifs aux États-Unis seront vendus afin de rembourser une partie de sa dette de 500 millions de dollars américains. Lion délaissera son usine de 175 000 pieds carrés construite sur le site de l'Aérocité internationale de Mirabel. (Photo d'archives) Photo : Ivanoh Demers Cette réduction de la taille de l'entreprise se traduit aussi par des licenciements définitifs pour une partie des employés. De son côté, le syndicat qui représente les employés de production de l’usine de Saint-Jérôme, l'Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (IAM) se réjouit de l'entente conclue avec les investisseurs. Le reportage d'Olivier Bachand L'entreprise de Saint-Jérôme était au bord du gouffre après que le gouvernement du Québec eut confirmé en avril dernier qu'il Le gouvernement a toutefois annoncé qu'il remettait en place son Programme d’électrification du transport scolaire (PETS), une condition qui avait été posée par le groupe d'investisseurs pour le rachat de l'entreprise. Le gouvernement Legault vise à électrifier 65 % de la flotte d'autobus scolaires de la province d’ici 2030. Présentement, il y aurait un peu plus de 1600 autobus scolaires électriques, représentant 15 % du parc d’autobus scolaires en circulation. Ce programme de subventions vise à réduire les émissions des gaz à effet de serre sur les routes du Québec, alors qu'un autobus émet en moyenne 18 tonnes de CO2 annuellement. Avec les informations de La Presse canadienne
Les derniers mois ont été de véritables montagnes russes d’émotions
, a rappelé le représentant international de l’IAM Canada pour le Québec, Éric Rancourt, puisque les difficultés financières ont forcé l'entreprise à licencier ses employés.Nous sommes contents de voir qu’un groupe d’investisseurs a pu s’ajuster de façon à ce que leur projet de relance soit accepté. Ce qui a été réglé aujourd’hui va permettre de maintenir des emplois à Saint-Jérôme et de préserver notre expertise dans le domaine de l’électrification du transport scolaire au Québec
, a-t-il ajouté.
Au bord du gouffre
ne réinvestira pas dans Lion Électrique
. La ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Christine Fréchette, avait fermé la porte à de nouveaux investissements, alors que Québec a déjà perdu 177 millions de dollars investis.
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