Des élus de Sherbrooke veulent vendre l’église Sainte-Famille
La conseillère municipale du district du Pin-Solitaire, Hélène Dauphinais, propose de mettre en vente l’église Sainte-Famille, située dans l’arrondissement de Fleurimont. Les projets de logements sociaux et de bibliothèque n’ayant pas abouti, elle estime qu’il est temps que la Ville se départisse du bâtiment, vide depuis près de quatre ans. Rappelons qu’en octobre dernier, après des débats houleux, le conseil municipal a abandonné le projet de bibliothèque, à la suite d’un vote de 8 élus contre 7. Le projet de Hélène Dauphinais affirme que la mise aux normes du bâtiment coûterait environ 16 millions de dollars. Elle estime que la Ville n’a pas les moyens de conserver un tel lieu dans le contexte actuel. Quelques membres du conseil municipal, dont Danielle Berthold, se sont dits en faveur de la vente de l’église ou d’un appel d’intérêt. On a fait une erreur de l’avoir achetée. La mairesse Évelyne Beaudin rappelle que l’église a été achetée pour un peu moins de 600 000 $. Je vais vouloir connaître la position des candidats à la mairie sur leur vision par rapport à l’avenir de l’utilisation de l’église Sainte-Famille Des membres du conseil espèrent obtenir plus d’information sur le dossier, notamment à propos de l’état du bâtiment. L'église Sainte-Famille est maintenant vide. Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé Quant à Annie Godbout, elle souhaite clarifier les impacts juridiques entourant une éventuelle vente. Les élus devraient être appelés à se prononcer sur la proposition lors de la prochaine séance du conseil municipal.Un bâtiment vide, ce n’est pas productif. Il faut dépenser de l'argent pour l'entretenir, et il se détériore plus vite que lorsqu'il est habité
, a-t-elle expliqué lors du dépôt de sa proposition en comité plénier public.troisième lieu
, estimé à 40 millions de dollars, tenait à cœur aux élus de Sherbrooke Citoyen. Une subvention fédérale aurait pu financer une grande partir du projet. Idéalement, c'est vrai qu’on aurait souhaité qu’il y ait des logements sociaux dans ce bâtiment-là. On a vu que c’était difficile à réaliser
, soutient Mme Dauphinais. Elle croit que des groupes, comme des coopératives d’habitation ou des OBNL, pourraient faire une offre à la Ville de Sherbrooke.Peut-être qu’un promoteur indépendant l’achètera, construira des logements
, poursuit-elle.En tant que présidente du comité pour l’usine des eaux usées, il reste encore trois autres grands projets majeurs à la Ville de Sherbrooke. On cherche de l'argent. Ça ne pousse pas dans les arbres. Si, encore une fois, en tant que Ville, il faut investir, notre usine, on va l’avoir quand ?
, questionne Mme Berthold.On a pas de tour de magie dans notre sac. Je trouve qu'on a trop d'actifs à la Ville de Sherbrooke
, ajoute Paul Gingues. Pour l’usine d’épuration, on pourrait s’attendre à devoir vendre 100 églises Sainte-Famille. On s’entend que ce n’est pas ça qui va changer quoi que ce soit par rapport à la station d’épuration. Je ne pense pas que la solution soit de vendre des biens patrimoniaux précieux, au cœur de quartiers défavorisés, pour avoir de l’eau potable. La solution est ailleurs
, a-t-elle exprimé.Plus d’information réclamée
Je suis très inquiète qu’il soit inoccupé et qu’on ne soit pas en mesure de s’assurer que ce bâtiment patrimonial puisse perdurer dans le temps. Ce qui m’inquiète, dans l’idée d’aller en appel de propositions ou de procéder à une vente, c’est que cela mène à une démolition, en bout de ligne
, affirme Geneviève La Roche.Ce n’est pas nécessairement de se débarrasser de ce bâtiment et de ce terrain-là qui est intéressant. C’est plutôt de voir comment on peut le valoriser, mais peut-être avec d’autres partenaires, qui nous permettront d’en faire un bien pour la communauté
, poursuit-elle.
Il faut occuper le lieu le plus rapidement possible pour éviter qu’il se dégrade davantage. Par contre, je pense qu’il est trop tôt pour le mettre en vente. On se rappelle qu’on a mandaté les services pour étudier les options de construction d’une bibliothèque à Fleurimont. Et on n’a pas encore eu de présentation sur les options ni sur les coûts
, ajoute Joanie Bellerose.Il y a énormément de besoins d’espace à Fleurimont, tout le monde est à l’étroit. Les besoins sont croissants. Je me demande comment on peut travailler ce dossier-là autrement, en laissant place à la co-création.
,poursuit-elle.
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