Des chefs héréditaires et des gardiens du territoire expulsent des entreprises forestières
L'opposition de groupes autochtones à la réforme du régime forestier s'accentue, alors que des gardiens de territoire et de chefs héréditaires ont expulsé des entreprises forestières de leur territoire au nord du Lac-Saint-Jean mercredi. Le groupe Première Nation Mamo, qui est notamment constitué de membres de plusieurs communautés autochtones, s'est installé au kilomètre 10 de la route L-205, au nord de Saint-Thomas-Didyme. Ses représentants ont demandé aux entrepreneurs forestiers et à Domtar de cesser la coupe du bois dans le secteur. Les manifestants craignent que le projet de loi 97, qui vise à réformer le régime forestier, ouvre la porte à davantage de surexploitation des ressources forestières. Les manifestants exigent entre autres une rencontre avec les premiers ministres du Québec et du Canada. Pour le moment, ils permettent aux compagnies de faire le transport du bois qui a déjà été coupé. Toutefois, ils envisagent de leur demander de cesser aussi ce type d’activité. Le groupe Première Nation Mamo exige une rencontre avec les premiers ministres du Québec et du Canada. Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard En réaction à une demande de commentaire de Radio-Canada, l’Association des entrepreneurs forestiers du Québec (AQEF) répond qu'elle respecte les L'AQEF estime que la conciliation des intérêts est encore possible dans le cadre de la réforme du régime forestier. Des manifestants autochtones ont entre autres mis en place des installations temporaires près d'un chemin forestier au nord de Saint-Thomas-Didyme. Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard De son côté, la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, indique avoir La ministre indique qu'une rencontre est prévue jeudi et qu'elle entend réitérer un Moi je dis qu'il faut que ça sorte. Ils ont eu des lettres d'expulsion lundi. Je les ai données aux personnes qui étaient ici
, raconte la gardienne du territoire Diane Blacksmith.Pour le moment, on les laisse travailler, on les laisse sortir du bois pour qu'ils rentabilisent leurs usines, mais on ne veut pas qu'ils coupent plus. On ne veut pas aussi qu'ils gaspillent du bois, comme ça s'est fait dans le passé
, maintient le gardien du territoire Dave Petiquay.
Appel au calme
de la ministrepréoccupations et doléances très légitimes
des groupes autochtones qui manifestent.Quant aux éventuels blocages de l’accès à la ressource, il est aisé de comprendre qu’ils perturberont les activités de nos entrepreneurs forestiers et travailleurs qu’ils emploient. Les effets se font sentir tant aux plans de leur planification, de leur organisation, de leur opération que de leur finance
, écrit le responsable de l'Association Martin Bouchard.
ouvert un canal de discussion
avec l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APQNL) en ce qui concerne le projet de loi 97.appel au calme
. Les blocus doivent cesser. On parle ici de travailleurs, travailleuses et leurs familles qui peuvent être affectés par ces blocus
, écrit-elle dans une déclaration.Je réitère que le PL 97 offre des avancées majeures pour les Premières Nations et Inuits, notamment en matière de reconnaissance de leurs droits. Je vais continuer mes discussions avec l’APNQL et les chefs élus pour améliorer le projet de loi.
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