Frank Zampino se défend et nie toutes les accusations qui pèsent contre lui
Vingt ans après les faits reprochés, Frank Zampino, l’ex-numéro deux de la Ville de Montréal accusé de corruption, de fraude et d’abus de confiance dans l’octroi de contrats publics, a été appelé à la barre pour sa défense lors de son procès, qui s’est amorcé en février. Il rejette les accusations dont il fait l'objet. Le ministère public allègue que Frank Zampino était le maître d’oeuvre d’un système de partage des contrats municipaux entre 13 firmes de génie-conseil de 2004 à 2009. En tout, 34 contrats totalisant 160 millions de dollars ont été scrutés par le tribunal. Selon la théorie de la Couronne, le stratagème avait pour but de financer illégalement le parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal. Ainsi, les firmes savaient à l’avance qui décrocherait un contrat et devaient en retour redonner l’équivalent de 3 % de la valeur du contrat à Union Montréal, à la tête de la Ville. De plus, ces entreprises privées devaient verser une contribution variant de 50 000 $ à 200 000 $ pour participer au système de partage de contrats publics. Frank Zampino était à l'époque maire de l’arrondissement de Saint-Léonard et président du comité exécutif de la Ville de Montréal, sous Gérald Tremblay. L'ancien maire Gérald Tremblay au palais de justice de Montréal, le 6 mai 2025 Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Fait à noter, l'ancien maire Gérald Tremblay a assuré, le 6 mai dernier, Dans le cadre de son témoignage qui se déroule en anglais, Frank Zampino a soutenu La commission Charbonneau, dont le nom officiel est la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, a été mise sur pied par le gouvernement libéral de Jean Charest en 2011, afin de faire la lumière sur des allégations de collusion et de corruption dans ce secteur. L’ex-ingénieur Michel Lalonde a déclaré dans le cadre du procès en cours avoir été mandaté pour coordonner la collusion entre les firmes participantes. Pour ce faire, il a rencontré Frank Zampino à trois reprises entre 2005 et 2007 pour perfectionner le système en place, a-t-il affirmé. Lors de son témoignage jeudi, Frank Zampino a aussi nié Il avait été arrêté en même temps que les autres accusés à la suite d’une opération de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) en 2017, mais est décédé l’année suivante. La poursuite a terminé sa preuve cette semaine après plus de trois mois de procès. Les autres coaccusés sont Robert Marcil, ex-directeur des travaux public et chef de l'ingénierie à la Ville de Montréal, Bernard Poulin, président de groupe SM, Normand Brousseau, président de HBA devenue Teknica HBA, et Kasimir Olechnowitcz, président de CIMA. Ils sont accusés de corruption dans les affaires municipales, de fraude, de complot et d’abus de confiance. Ils pourront aussi à tour de rôle présenter leur défense. Les audiences sont en cours depuis le 3 février dernier. Je n’ai jamais participé à aucun système de collusion, je n’ai jamais arrangé d’appel d’offres, je n’ai jamais mandaté qui que ce soit pour agir en mon nom à cette fin
, a affirmé avec conviction M. Zampino devant la juge Silvie Kovacevich. 
ne jamais avoir eu d’informations sur des contributions illégales au parti politique
, ajoutant au passage ne jamais [avoir] fait d’aveuglement volontaire
. Démenti
avoir pris connaissance pour la première fois d’un stratagème de partage des contrats publics lors du témoignage de Michel Lalonde à la commission Charbonneau en mars 2013
. avoir partagé quelconque information confidentielle avec Bernard Trépanier
, qui était directeur du financement du parti de Gérald Tremblay et qui aurait joué le rôle de collecteur dans le système.
Advertising by Adpathway









