Travailler à temps plein à Calgary ne met pas à l’abri de la précarité
Selon de nouvelles données de la banque alimentaire de Calgary, le fait de travailler à temps plein n'est pas suffisant pour échapper à l'insécurité alimentaire. De nombreux Calgariens travaillant à temps plein ont en effet besoin d'aide pour remplir leur réfrigérateur, souligne l’enquête. Publiés jeudi, les résultats de l’enquête (nouvelle fenêtre) (en anglais) indiquent que 37 % des 1525 clients de la banque alimentaire qui ont répondu à un sondage comptaient sur un emploi comme principale source de revenus. L'enquête montre également que 27 % des personnes interrogées dépendent d'un revenu d'emploi à temps plein. À la lumière de ces résultats, Melissa From, présidente-directrice générale de la banque alimentaire de Calgary, en est arrivée à conclure qu'il n'existe pas de client type des banques alimentaires : Parmi les clients de la banque alimentaire de Calgary qui ont indiqué recevoir un revenu d'emploi, 65 % ont déclaré être en situation de Statistique Canada définit l’insécurité alimentaire comme le fait de sauter des repas, de réduire sa consommation d'aliments et, dans les cas extrêmes, de passer plusieurs jours sans manger. Ils ont un emploi, ils contribuent à la société, ils paient leur hypothèque, leurs factures d'énergie et leur crédit automobile, et, à la fin du mois, il n'en reste tout simplement pas assez. L'étude a révélé que des salaires insuffisants, des horaires limités et incohérents et un manque de sécurité d'emploi font partie des causes de l'insécurité alimentaire chez les Calgariens salariés. Le rapport décrit la façon dont certains clients travaillent à un faible salaire, sans avantages sociaux, ou ont du mal à trouver un emploi en raison de la barrière de la langue. Parmi les répondants ayant un emploi, l' L'enquête montre également que 87 % des répondants ayant un emploi à temps plein gagnent moins que le salaire qui permettrait de subsister à Calgary, que l’organisme Vibrant Communities Calgary estime à 24,45 $ l'heure. L'enquête montre que 87 % des répondants ayant un emploi à temps plein gagnent moins que le salaire de subsistance à Calgary. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot Selon Melissa From, des facteurs économiques à l’échelle locale et mondiale contribuent à l'insécurité alimentai D'après son dernier rapport annuel, la Banque alimentaire de Calgary accueille 750 familles par jour. Avec les informations d’Amir SaidOn pourrait être surpris qu'un ami ou un voisin ait recours à la banque alimentaire.
grave insécurité alimentaire
. Faible rémunération et horaires incertains
Les histoires sont bouleversantes
, affirme Lucy Harry, responsable de la recherche à la Banque alimentaire de Calgary. insécurité alimentaire grave
était plus fréquente chez ceux vivant avec un handicap, les travailleurs autochtones et les familles monoparentales dirigés par une femme ayant un emploi. 
Se préparer au pire tout en espérant le meilleur
Nous sommes une ville qui se développe très rapidement, et de plus, nous avons évidemment des défis économiques à relever
, explique-t-elle, citant à cet égard la devise de la Banque alimentaire de Calgary : Préparez-vous au pire, mais espérez le meilleur.
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