Des compressions qui font mal à un centre de recherche à Shawinigan
La directrice générale du Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) à Shawinigan craint que les compressions du gouvernement Legault la forcent à mettre les projets liés à la filière batterie en pause.
Le gouvernement a décidé de couper 5,1 millions de dollars aux 59 centres collégiaux de transfert de technologie. À Shawinigan, le centre recevait 100 000 $ de ce montant.
Si le montant peut sembler mineur, ce sont ces sommes-là qui nous aident à payer notre loyer, notre électricité
, explique la dg Nancy Déziel. Le CNETE avait déjà connu une baisse de son financement il y a trois ans. Faut savoir que dans les dernières années, ç'a été difficile pour nous de boucler notre budget
, raconte-t-elle.
Elle estime que les projets liés au développement de la filière batterie risquent d’en souffrir. Elle devra discuter avec son conseil d’administration, mais c’est sûr que mon premier réflexe, ça va être de mettre ce projet-là sur la glace
, se désole-t-elle. Le centre sera plus réticent à prendre des contrats avec des entreprises naissantes puisque c’est plus risqué. Il sera plus difficile d’entretenir les équipements de haute technologie. Nancy Déziel raconte que la semaine dernière, un microscope a brisé et la réparation a coûté 21 000 $.

Les différents équipements de haute technologie au CNETE ont une valeur de 13 millions $.
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
Elle a interpellé la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, mais elle n’a toujours pas obtenu de réponse. Nancy Déziel espère que l'élue pourra convaincre le gouvernement de revoir sa décision.
Les 59 centres collégiaux de transfert ont développé l’an dernier 900 nouveaux produits et déclaré 308 inventions. On est un des plus grands déclarants d’invention au Québec
, selon Nancy Déziel.
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