Le PCNB change la manière dont il choisira son chef
Les prochaines élections à la direction du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick se feront avec un scrutin préférentiel. C'est ce qu'ont décidé les membres du parti lors d'une assemblée extraordinaire tenue samedi à Moncton. Le nouveau mode de scrutin permettra aux membres de classer les aspirants en ordre de préférence au lieu de voter uniquement pour le candidat qu’ils préfèrent. Daniel Allain, membre du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, croit que ce changement est de bon augure. Le coprésident de l’assemblée, René Ephestion, souligne que d’autres changements sont aussi prévus pour la prochaine course à la chefferie. On permettra notamment aux membres de voter par la poste. Réjean Savoie, ancien député du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Allie Chouinard L’ancien député du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Réjean Savoie, estime que cette décision apportera du bon. La course à la direction du Parti sera lancée en octobre prochain, les membres du parti éliront leur prochain chef un an plus tard, en octobre 2026. Déjà, un candidat potentiel émerge : Daniel Allain confirme y songer sérieusement. L'ancien ministre Daniel Allain songe à se présenter comme chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue Le chef par intérim du parti actuel, Glen Savoie, n’a pas encore dit s’il souhaitait se lancer dans la course pour devenir chef permanent. Outre l’adoption du scrutin préférentiel. La plupart des autres points à l’ordre du jour lors de l’assemblée extraordinaire samedi concernaient des mesures de gestion interne et des ajustements de procédure. Le politologue de l'Université de Moncton, Roger Ouellette, note que ce nouveau mode de scrutin pourrait se voir plus bénéfique pour donner une voix au vote francophone. Il rappelle que la dernière course à la chefferie, en 2016, avait été un long après-midi à Fredericton et que les multiples tours de vote avaient finalement fait élire Blaine Higgs, unilingue anglophone. Le politologue Roger Ouellette. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle À son avis, le parti devra être très vigilant dans son choix de chef et miser sur un candidat bilingue pour faire en sorte que les deux communautés linguistiques au Nouveau-Brunswick puissent avoir une participation dans le Parti progressiste-conservateur. De plus, si le PCNB souhaite renouer avec les succès électoraux, il devra aller chercher le vote francophone, avance Roger Ouellette. D’après les informations d'Allie Chouinard et Janic GodinLe vote préférentiel est une tendance courante partout à travers le Canada. Tous les partis l’ont, on ne fait que suivre la cadence
, dit-il. C’est normal d’évoluer dans des politiques et dans la manière qu’ont choisie les chefs.
Lors des dernières courses à la chefferie, seules les personnes dans l’assemblée votaient. Là, on change complètement, on donne la voix à tous les membres du parti à travers la province
, explique-t-il.
Ça va donner une meilleure participation au monde et aussi une façon beaucoup plus facile pour faire le choix et espérer que ça soit encore plus facile de déterminer le gagnant à travers tout ça
, avance-t-il.Un possible candidat à l’horizon
C’est quand même une décision familiale aussi et c’est une décision à voir ce que les membres ont à dire aujourd’hui
, ajoute-t-il.
Miser sur un chef bilingue
Donc ce vote préférentiel qu'on nous annonce, c'est un pas dans la bonne direction, à savoir que les gens voteraient une fois et donneraient leur préférence pour les candidats en lice
, dit Roger Ouellette.
Le Nouveau-Brunswick, c'est un microcosme du Canada, comme on le sait, avec deux communautés officielles et je pense que c'est important que le Parti progressiste-conservateur prenne acte de cette situation au Nouveau-Brunswick
, résume-t-il. Ça n'a pas été le cas aux dernières élections avec Blaine Higgs
, rappelle le politologue. Et pour aller chercher le vote francophone, il faut le mériter avec un chef qui va tendre la main à l'électorat francophone.
Advertising by Adpathway









