Félix Auger-Aliassime sent qu’il retrouve ses moyens
Depuis qu'il a atteint le 6e rang mondial en 2022, Félix Auger-Aliassime a connu des hauts et des bas, lui qui a notamment été ralenti par de nombreuses blessures. À l'aube de son premier match à Roland-Garros, il a l'impression d'avoir retrouvé ses moyens. Au début du mois de mai, quand il se sentait pourtant enfin en excellente forme physique, il a dû déclarer forfait pour le tournoi de Rome. Heureusement, le malaise n'a pas perduré et, rapidement, il a pu reprendre l'entraînement. Il a même atteint les demi-finales à Hambourg avant de s'incliner devant Andrey Rublev, vendredi. Malgré des mois, et même des années, plutôt difficiles, le Québécois a connu de grands moments l'été dernier, avec cette médaille de bronze en double mixte remportée aux Jeux olympiques de Paris aux côtés de Gabriela Dabrowski. Gagnant de sept titres sur le circuit de l'ATP, dont deux cette année, Auger-Aliassime espère réussir à retrouver le niveau de jeu qui lui a déjà permis d'intégrer le top 10 mondial. Au premier tour à Roland-Garros, mardi, Auger-Aliassime sera opposé à l'Italien Matteo Arnaldi, 36e raquette mondiale. Il constate que le niveau moyen des nouveaux joueurs est beaucoup plus élevé que ce qui était présenté il y a quelques années à peine. Il ne faut donc prendre aucun adversaire à la légère. Même s'il n'a personnellement jamais perdu espoir de retrouver les plus hauts sommets, Félix Auger-Aliassime est bien conscient que certains ont pu douter de lui. Il demeure persuadé qu'il peut réaliser de grandes choses, en commençant par ces Internationaux de France. Lors d'une conférence de presse organisée pour marquer le début du tournoi, Félix Auger-Aliassime a été questionné sur les récents succès canadiens sur le circuit. Il se réjouit notamment de l'ascension de la jeune Canadienne de 18 ans, Victoria Mboko, qui a gagné un premier match dans un tournoi du grand chelem, dimanche. Son bon ami Gabriel Diallo connaît aussi une progression assez fulgurante et occupe maintenant le 54e rang mondial. Les deux Québécois se connaissent très bien puisque Diallo s'est entraîné à l'académie du père de Félix Auger-Aliassime pendant quelques années. Il a même habité chez lui. Avec les informations de Carole Bouchard pour Radio-Canada SportsJe me sentais bien et tout à coup, je me lève le matin du match et je me bloque le dos tout bêtement dans ma chambre. J'ai tout essayé durant la journée, de me relâcher le plus possible pour avoir l'occasion de jouer, mais je n'étais pas prêt. Ç'a pris quelques jours avant que je me sente mieux
, a-t-il expliqué, dimanche. Après Madrid, on a trouvé des pistes de solution à l'entraînement pour retrouver le niveau que j'avais l'année dernière sur terre battue, notamment ici à Roland-Garros ou aux Jeux olympiques. À l'entraînement, je jouais de mieux en mieux, alors je me disais que, quand j'aurais l'occasion de jouer en tournoi, ça irait dans la bonne direction.
Ce qui est difficile, c'est qu'il y a des matchs que je joue et je sens que je joue aussi bien que quand j'étais classé 8e mondial et il y a des jours où je joue et je m'en éloigne un peu. C'est de trouver un peu cette régularité de semaine en semaine pour produire mon meilleur niveau de façon constante
, a-t-il analysé. La différence avec les très grands joueurs, c'est qu'ils réussissent à gagner quand même les jours où ils ne jouent pas très bien. Nadal, Federer, Djokovic ont su continuer à s'améliorer tout au long de leur carrière, à se réinventer.
Aujourd'hui, les joueurs n'ont plus de trou dans leur jeu. Un joueur comme Arnaldi, coup droit et revers, peut-être que sous pression, il y en a un qui est un peu plus faible, mais de base, tu te dis qu'il a un bon coup droit, un bon revers, et un bon service malgré la taille. Il bouge bien et il peut jouer cinq manches. Tu sais que tu dois être prêt pour un gros match dès le début.
Je suis le premier à vouloir être dans le top 10, à gagner les finales de fin d'année. Ça fait un bon moment que je n'ai pas été en quarts de finale ou en demi-finales d'un tournoi du grand chelem. C'est certain que je veux retrouver cette position, mais ça ne se fait pas en un jour. J'ai eu mes pépins physiques, mais quand je suis en santé, j'essaie de faire un pas dans la bonne direction pour voir comment je peux m'améliorer
, a-t-il souligné. La progression canadienne
Je suis sa carrière depuis plusieurs années. Je pense qu'elle a un avenir très prometteur. C'est bien pour le Canada. Ça me rend très fier. J'essaie de suivre tous ses résultats pour voir comment elle va. Elle est bien entourée, elle a une très bonne tête sur les épaules, alors je pense qu'elle a un très bel avenir devant elle
, a-t-il affirmé. Même si j'étais souvent parti, on se retrouvait à partager des moments ensemble à la maison. Il a passé trois années à l'académie de mon père. Ça nous a rapprochés, ç'a rapproché nos deux familles, même si on se connaissait déjà auparavant
, a-t-il expliqué. Je suis le premier à être très fier de lui, très content pour lui de voir son évolution. C'est entièrement mérité. À 14 ou 15 ans, je pense que les yeux n'étaient pas nécessairement sur lui. Je lui accorde beaucoup de mérite. Il a fait beaucoup de travail. Il s'investit totalement dans sa carrière. Il est très intelligent et il mérite totalement la place qu'il a aujourd'hui.
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