Fuite dans l’enquête sur le vol de données chez Desjardins : pas de policiers accusés
L'enquête visant des policiers soupçonnés d'avoir transmis de l'information à des médias dans le cadre du dossier du vol de données au Mouvement Desjardins ne mènera à aucune accusation criminelle. Il y a un mois, l'avocat de l'un des coaccusés dans cette affaire avait révélé que son client avait porté plainte, alléguant qu'il avait été victime de fuites dans les médias avant même son arrestation. De retour devant le juge pour une nouvelle audience de gestion mercredi, la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a fait une mise au point. Elle a précisé que le dossier avait été soumis par l’équipe d’enquête à son organisation non pas pour recommander des poursuites, mais pour une simple consultation. La plainte de Mathieu Joncas, client de Me Olivier Desjardins, n’a donc pas été retenue. Mathieu Joncas et son avocat, Me Olivier Desjardins. Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron Lors de l’audience, le juge chargé de préparer le procès de Joncas et de ses cinq coaccusés pour le vol de données chez Desjardins a manifesté son impatience. Les avocats de la défense ont annoncé le dépôt de plusieurs requêtes, notamment une demande d’arrêt des procédures fondée sur des allégations d’abus de pouvoir de la part de l’État. Les coaccusés Jean-Loup Masse-Leullier, Laurence Bernier, François Baillargeon-Bouchard, Charles Bernier et Mathieu Joncas. Un ancien employé de Desjardins, Sébastien Boulanger-Dorval est également accusé. Photo : Radio-Canada À elle seule, la version préliminaire d’une requête en divulgation de preuve fait 131 pages et contient 800 paragraphes, a fait valoir Me Charles Levasseur pour expliquer les délais. Les avocats soutiennent qu’ils attendent toujours la communication de certains éléments de preuve de la part de la poursuite pour pouvoir finaliser leurs requêtes. En attendant que les requêtes soient rédigées et déposées, le juge a fixé une semaine d’audience au mois de septembre pour en entendre une première. Quant au procès lui-même, la poursuite prévoit qu’il lui faudra près de trois mois pour présenter sa preuve. Les arrestations des six coaccusés remontent à juin dernier.Dossier fermé
Après analyse du DPCP, le dossier a été fermé
, a indiqué Me Geneviève Robitaille. 
Le juge s’impatiente
Mais je n’en ai pas encore vu une seule
, a déploré le juge Jean-Philippe Robitaille, désigné il y a deux mois pour trancher les requêtes préliminaires. 
À bout de ressources
Je suis un peu au bout de mes ressources
, a lancé le juge Robitaille, qui a une fois de plus exhorté les avocats des deux parties à collaborer dans le respect
afin de faire progresser le dossier.
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