Une Montréalaise dans l’organisation des Enhanced Games
Les premiers Enhanced Games ou « Jeux améliorés » (traduction libre) auront lieu à Las Vegas à l’été 2026. Une ancienne athlète olympique canadienne fera partie de l’organisation de cette compétition où les stéroïdes sont les bienvenus. Christina Nathalie Smith, née à Montréal, a représenté le Canada aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002 en bobsleigh. C’était la première fois qu’un volet féminin de ce sport était présenté aux Olympiques. Elle se considère toujours comme une pionnière du sport dans son nouveau rôle. Ces Enhanced Games sont nés d’une idée de l’homme d’affaires australien Aaron D’Souza, désireux de connaître quelles sont les limites d’un être humain affranchi de toutes contraintes. Les athlètes sont encouragés à se doper pour améliorer leur performance. Aaron D’Souza a déménagé aux États-Unis pour mettre en place son projet, qui a reçu l’appui financier d’un groupe d’investisseurs ayant à sa tête Donald Trump fils, le fils du président américain. Ces Jeux améliorés ont été vivement critiqués et qualifiés de « parodies de ce que devraient être les compétitions ». La sommité mondiale de l'antidopage Christiane Ayotte a décrit le projet comme étant En février, un Ukrainien a battu le record du monde du 50 m nage libre en ayant recours à des substances bannies par l'AMA. Kristian Gkolomeev a parcouru la distance avec un chrono La Fédération canadienne de natation s'est positionnée contre ces Jeux améliorés, dans une publication partagée sur les réseaux sociaux le 28 mai. Christina Nathalie Smith, elle, défend le projet. Elle s'est jointe à la commission des athlètes des Enhanced Games après avoir été contactée par Brett Fraser, qui était intéressé par son profil. Pour traiter différentes blessures au fil de sa carrière, elle a eu recours aux services d’une naturopathe. Elle fait depuis la promotion sur les réseaux sociaux de différentes formes de thérapie régénératrice. Introduits par intraveineuses, ces traitements peuvent être prohibés par l’Agence mondiale antidopage. En donnant ainsi à des Victime de commotions cérébrales tout au long de sa carrière de bobeuse, Christina Nathalie Smith voit là l’occasion pour les athlètes de repousser leurs limites en toute sécurité. Christina Nathalie Smith et sa coéquipière Cherie Whelan lors des Championnats du monde de bobsleigh en février 2001. Photo : La Presse canadienne / ADRIAN WYLD L'ancienne bobeuse porte toujours fièrement une bague commémorant sa participation aux Jeux de Salt Lake City et ne renie pas pour autant l’importance du monde olympique tel qu’il est. Les premiers Jeux améliorés auront lieu en mai 2026 à Las Vegas. Des épreuves d’athlétisme, de natation et d'haltérophilie seront au programme. Avec des informations de Josie-Anne TaillonOn a changé les choses. C’était un sport dominé par les hommes, on est venu transformer ça. Et là, je pense qu’avec les Enhanced Games, nous sommes encore des pionniers et des pionnières
, a-t-elle mentionné en entrevue à Radio-Canada Sports.complètement insensé
, car elle s'inquiète des risques pour la santé des participants.record
de 20 s 89/100, soit deux centièmes de mieux que la marque mondiale. En aucun cas, nous n’endossons la participation aux Enhanced Games d’un athlète canadien, d’un entraîneur, du personnel de soutien, du personnel scientifique et médical, ou de toute autre personne affiliée à Natation Canada ou à nos équipes nationales, a-t-elle déclaré. Toute affiliation aux Enhanced Games pourrait avoir des conséquences à long terme sur votre santé et sur votre participation future à des activités sportives, y compris des infractions potentielles aux règles antidopage.
Quand on est athlète, on pousse, on pousse et, parfois, on a des blessures. Et ça prend du temps pour se régénérer. Les méthodes naturelles que j’ai découvertes étaient la prolothérapie, la neurothérapie
, raconte-t-elle.J’en ai parlé avec l’équipe canadienne, avec le Centre des sports, et ils me regardaient comme un extraterrestre, se souvient-elle. Comme si je proposais des choses illégales. Alors, j’ai pensé qu'on doit changer cette mentalité, et instaurer une mentalité de : mon corps, mon choix.
super-humains
l’occasion de repousser les limites du possible, on peut mieux encadrer leurs exploits, insiste-t-elle. Il faut donner le choix aux athlètes de choisir quelles méthodes ils veulent utiliser pour être plus rapides, plus forts. Pour moi, il n’y a rien de mal. C’est essentiel d’avoir une méthode sécuritaire, pour y arriver, et d’avoir le consentement des athlètes
, lance-t-elle. La méthode que nous employons pour surveiller les athlètes est de fine pointe, avec plusieurs protocoles, un suivi serré, et toute l’information est rendue disponible aux athlètes, dit-elle. C’est une bonne façon d’éduquer les athlètes, mais aussi le public plus large.
Je sais qu’on ne peut pas tout contrôler, mais c’est ça, le sport. Il y a des risques dans le sport
, note-t-elle.J’étais nerveuse (quand j’ai dévoilé mon association aux Enhanced Games). Oui, les gens me demandaient : "Tu n'as pas peur d’être mise à l’écart du monde olympique." Mais en sachant que j’avais une équipe avec moi, qui me donnait une voix pour m’exprimer, sans cacher ce que j’ai au fond de moi, ça m’a donné de la force.

Je veux que les deux coexistent. Je suis une fière olympienne, et je reste une ambassadrice du sport et de ses bienfaits sur la santé. De tout ce que ça représente : l’esprit sportif, l’importance de bouger. Tout ça est un héritage des Olympiques. Et les Jeux améliorés, c’est vraiment d’embrasser le futur, l’innovation
, clame-t-elle.
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