Certains résidents de la Nation crie Pimicikamak refusent d’être évacués
Le chef de la Nation crie Pimicikamak, David Monias, est en colère, car près de 50 résidents refusent de quitter la communauté en dépit de l’ordre d’évacuation publié le 28 mai. Il veut que des agents de sécurité et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) les forcent à partir. Lors d'une conférence de presse, mardi matin, David Monias a fait savoir que les dirigeants de la communauté tentaient de faire sortir tous les résidents qui y sont encore avant 10 h 30. David Monias déplore le fait que la GRC n'emploie pas les grands moyens pour forcer les récalcitrants à partir. David Monias a indiqué mardi que des arrestations pourraient être nécessaires, car certains refusent carrément de quitter les lieux. Ils pensent qu'en restant sur place ils pourront sauver leurs maisons. Deux feux non maîtrisés se trouvent actuellement à proximité de la Nation crie Pimicikamak qui se situe à environ 520 kilomètres au nord de Winnipeg. L’un est à environ 13 kilomètres au sud-ouest de la communauté et s'étend sur près de 3300 hectares. L’autre est à environ 5 kilomètres à l’ouest et s'étale sur 2287 hectares. David Monias indique que le deuxième incendie émet des braises de la taille de sa main. Il craint que cela ne puisse donner lieu à d’autres incendies. Suite à l’ordre d’évacuation, 6500 des résidents de la Nation crie Pimicikamak ont dû se rendre à Norway House, même si cette communauté était seulement prête à accueillir 1000 personnes. Plusieurs résidents ont dû attendre longtemps, parfois 9 heures avant d'être évacués. Ces longs laps de temps ont été une source de frustration, et certains des membres sont retournés dans la communauté. David Monias indique qu’il compte rester dans la communauté jusqu’à ce que tous les résidents soient partis. Il resterait ainsi environ 60 pompiers et travailleurs essentiels dans la Nation crie Pimicikamak. Nous devons vraiment faire sortir les gens maintenant, parce qu'il est vraiment difficile de se concentrer sur les stratégies de lutte contre cet incendie pendant qu’on doit se préoccuper de la vie des personnes qui sont encore ici
, a-t-il indiqué.Ils ne forcent personne
, se désole-t-il. Nous devons le faire nous-mêmes.
Ils veulent se retrancher et pensent qu'ils peuvent survivre à ce feu
, affirme-t-il. Ils ne comprennent pas vraiment le feu.
L’enfer aux portes de la communauté
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