Le gouvernement fédéral déjà au travail pour intégrer l’IA dans la fonction publique
Ottawa compte accélérer l’utilisation des nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle, au sein de l’appareil gouvernemental pour améliorer l’efficacité de la fonction publique. Le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, soutient déjà travailler à l'atteindre de cet objectif. Lors du dévoilement de son programme électoral, le Parti libéral du Canada avait déjà fait part de sa volonté de se servir de l’intelligence artificielle pour Joël Lightbound admet que l’intégration de nouveaux outils technologiques permettra Le ministère de l'Agriculture utilise déjà des robots conversationnels afin de bien informer les agriculteurs. Photo : iStock Le ministre compte tout d’abord miser sur des outils déjà utilisés dans certains ministères. Il cite en exemple l’utilisation d’outils de traduction dotés de l’intelligence artificielle au sein de son ministère et de celui de la Justice. Le ministère de l’Agriculture se sert aussi des robots conversationnels pour diriger les agriculteurs Le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound. Photo : La Presse canadienne / Justin Tang Dans le discours du Trône prononcé par le roi Charles III, le 27 mai, le Parti libéral a mentionné son intention de miser sur le plafonnement de la fonction publique, l’une des nombreuses mesures annoncées pour réduire les dépenses gouvernementales. Le ministre admet que le défi est de taille. L’ancien directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Marc Ranger, croit que le gouvernement fédéral Il croit aussi que le Parti libéral doit redoubler de prudence et éviter d’aller trop vite en affaires, notamment en ce qui concerne l’intégration de l’intelligence artificielle dans la traduction de documents. Le conseiller stratégique chez Ryan Affaires Publiques et ancien directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, Marc Ranger. Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot Ça fait en sorte que souvent, les traducteurs doivent s’assurer de porter bien attention au sens des textes et doivent [les] recorriger, retravailler. Bref, on me dit que ça demande beaucoup de temps et ce n’est pas au point. De son côté, le vice-président pour le Québec de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Sébastien Paquette, croit que l’intelligence artificielle peut être bénéfique si elle est intégrée M. Paquette craint toutefois que des problèmes de la même ampleur que ceux causés par le système de paie Phénix ne surviennent. « S’il y a trop d’empressement, si c’est fait de cette façon-là, ça va avoir un mauvais résultat. C’est la population aussi qui va payer le prix, estime M. Paquette. Marc Brière, président Syndicat des employé-e-s de l'impôt Photo : Radio-Canada / Estelle Côté-Sroka Son syndicat souhaite d’ailleurs en discuter avec le gouvernement afin d’éviter les Avec les informations de Félix PilonJe suis en train de faire l’éventail de ce qui se fait au sein du gouvernement fédéral pour voir ce qui peut être reproduit pour augmenter l’efficacité du gouvernement
, précise le député de Louis-Hébert en entrevue avec l’animateur des Coulisses du pouvoir, Daniel Thibeault.accroître la productivité au sein du gouvernement
.L’IA réduit les tâches répétitives que les travailleurs doivent accomplir, leur permettant de se concentrer sur d’autres aspects importants de leur travail, y compris pour les fonctionnaires
, peut-on lire dans le document.d’avoir des gains aussi d’un point de vue d’économie éventuelle, mais aussi d’offrir de meilleurs services aux citoyens
.
L’IA déjà à l’œuvre
vers les bons programmes
. Ça fonctionne assez bien
, ajoute M. Lightbound.
Maintenant, comment est-ce qu’on peut prendre ce qui fonctionne le mieux dans ce qui se fait déjà et l’étendre à l’ensemble du gouvernement?
, demande Joël Lightbound.L’IA pour réduire le nombre de fonctionnaires?
Il n’est pas question de coupures dans la fonction publique
, soutient le ministre, qui précise que son gouvernement ne pourvoira pas certains postes vacants pour réduire le nombre de fonctionnaires.L’idée, c’est de redéployer [les fonctionnaires] vers des tâches plus complexes, par exemple des gestions de cas plus difficiles
, précise M. Lightbound.Ce n’est pas un petit mandat. Le gouvernement, c’est une grosse machine, mais je suis très heureux d’avoir ce mandat-là du premier ministre
, indique-t-il.La technologie n’est pas encore au point
met des gants blancs
.Ce que je pense, c’est que le gouvernement fédéral actuellement veut se servir de cette technologie-là pour, par attrition, cibler des postes qu’il ne renouvellera pas
, lance M. Ranger, maintenant conseiller stratégique chez Ryan Affaires Publiques.
Vous avez des mémoires, vous avez des textes législatifs, vous avez des articles scientifiques et ce qu’on me dit, c’est que ça demande beaucoup de travail pour saisir les nuances dans la traduction de ces textes-là
, explique-t-il.Le prochain Phénix?
de façon correcte
.Mettons qu’on utilise l’intelligence artificielle de façon appropriée, qu’on l’a nourrie d’informations judicieuses, puis aussi qu’on donne la bonne formation aux gens pour l’utiliser, ça peut être utilisé de façon judicieuse pour améliorer le service
, concède-t-il.On a des inquiétudes, ça c’est certain
, renchérit le président national du Syndicat des employé-e-s de I’impôt (SEI), Marc Brière.
dérapages
.On veut négocier, on veut mettre des protections dans la convention collective pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus et que nos craintes ne se concrétisent pas en ayant une intelligence artificielle qui remplace des humains
, explique-t-il.
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