L’Outaouais perd une technologue en oncologie
Une autre journée, un autre dur coup pour le réseau de la santé en Outaouais. Radio-Canada a appris qu’une technicienne en radio-oncologie quitte le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de l’Outaouais afin de travailler de l'autre côté de la rivière dans un hôpital d'Ottawa. Une information confirmée mercredi après-midi par l’agence de la santé publique. Ce départ inquiète le syndicat, surtout qu’un exode de plusieurs de ces spécialistes avait eu des conséquences importantes dans la région à l'été 2022. L’agence de santé avait alors été forcée de diminuer son offre de traitement aux patients atteints d’un cancer. Le gouvernement provincial avait finalement cédé aux demandes syndicales en février 2023, annonçant des primes de rétention variant de 3000 à 9000 $. Il s’agissait d’un projet pilote d’une durée de trois ans. Ces primes doivent toutefois prendre fin en 2026, ce qui alimente des craintes chez l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l’Outaouais. La représentante nationale de l’APTS Outaouais, Stéphanie Léger-Roussel (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Anne-Charlotte Carignan De son côté, SOS Outaouais rappelle l’urgence d’agir pour retenir ces technologues en oncologie. Avec les informations d’Alexandra Angers et Claudine RichardElle quitte pour l’Ontario mais continuera d’offrir quelques disponibilités au CISSS de l’Outaouais à titre de dépannage. Pour le moment, cela n’a aucun impact clinique
, assure le Centre intégré de santé et des services sociaux de l'Outaouais dans une réponse écrite.Nous avons réorganisé l’équipe afin d’assurer la continuité des services
, ajoute-t-il.Un départ qui inquiète
Des primes qui prennent fin l'an prochain
C’est inconcevable de ne pas prolonger les conditions que nos gens ont actuellement. C’est ce qui nous a permis de retenir certaines personnes en poste et de pouvoir offrir des services à la population
, affirme sa représentante nationale, Stéphanie Léger-Roussel.Si ces primes disparaissent, il est d’une évidence qu’on va se retrouver dans la même problématique, c’est-à-dire l’exode de nos membres vers l’Ontario
, note-t-elle.
S’il n’y a rien qui est fait, on va continuer à vivre cet effritement. À un moment donné, il ne reste plus grand-chose
, lance le porte-parole de la coalition, Jean Pigeon.C’est pour ça qu’on a des médecins spécialistes qui sortent [publiquement] en disant : je ne peux plus opérer... je ne peux plus donner de soins parce que je n’ai pas les infirmières et les technologues nécessaires
, ajoute-t-il.Les gens au pouvoir ferment les yeux sur l’Outaouais. Ils ne priorisent pas l’Outaouais. Ils préfèrent faire des promesses qui sont beaucoup plus à long terme au niveau de la construction du nouvel hôpital comme étant la solution. Mais ça prend des mesures pérennes maintenant pour la région.
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