Branchement à Internet haute vitesse : des résidents de Péribonka impatients
L’objectif de Québec de brancher tous les foyers de la province à Internet haute vitesse est loin d’être atteint. Dans le développement de Chute à la Savane à Péribonka, des résidents patientent depuis plus de 18 mois afin d’être connectés au réseau de Digicom. En attendant le branchement à la fibre optique, le gouvernement offre une subvention de 40 $ à ceux qui doivent s’abonner à Starlink, sur une facture mensuelle qui s’élève à 140 $. L'entrée du développement de Chute à la Savane. Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney Lorsque Patricia Côté a emménagé dans le quartier, il y a quelques années, elle s'est procuré un dispositif Starlink. Ce qui devait être une solution temporaire semble perdurer. Patricia n’est pas la seule qui s’impatiente dans son quartier. Sa voisine, Noémie Simard-Morin, se désole que l'attente soit aussi longue pour avoir le branchement à Internet. Noémie Simard-Morin et Patricia Côté habitent le développement de Chute à la Savane à Péribonka. Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney Le mois dernier, Québec a annoncé que la subvention ne serait pas maintenue. Le gouvernement a depuis changé d'avis, mais les conditions ont été modifiées. Les utilisateurs ne peuvent se débrancher, sans quoi ils perdront leur subvention. Comme plusieurs résidents du secteur, Patricia habite sa maison seulement quelques mois par année. C'est comme un choix, pas de choix. On est comme pris en otage. La subvention continuera d’être versée jusqu'au 31 mars 2026. Rappelons qu'en 2024, le gouvernement provincial poursuivait Digicom et PomeGran pour 16 millions de dollars pour avoir branché seulement la moitié des quelque 9000 foyers visés.
Digicom m’avait dit "c’est beau, on fixe la date du 15 avril 2024 et on va chez vous pour t’installer Internet", explique Patricia Côté. J’arrive [de mon séjour au Mexique], il n’y a même pas de fils dans les poteaux. C’est cher quand on parle à des gens du village à côté.

Quand la subvention est arrivée, on s'est dit enfin, une porte de sortie, affirme-t-elle. On frappe un peu un mur parce que c'est mieux oui, mais c'est aussi cher et il n'y a pas d'avancement. On était supposé avoir mieux, mais ça n’arrive jamais.
Si on parle de chiffres, 100 dollars par mois pendant six mois d'absence, c'est 600 dollars. Je gruge mon rabais. Je n’ai pas plus envie de payer 140 $ en revenant. Mais je n’aurai pas le choix ?
, se questionne Patricia Côté, découragée.
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