Une erreur coûteuse pour la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam
La Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam dit avoir eu une de ses pires années financières pour la période de mai 2024 à mai 2025. Cette situation s’explique, en bonne partie, par une erreur administrative. L’organisme explique avoir signé, en 2024, une entente avec Québec pour obtenir une subvention servant à financer des plans stratégiques. Ces documents sont faits pour aider des entreprises nord-côtières dans leurs décisions à long terme. La Chambre de commerce a embauché une entreprise, Coboom, pour produire ces plans, en vue de les vendre à des entreprises de la région. Par contre, l'ex-directeur général de la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam, John-James Blanchetter, n’avait pas prévu devoir payer Coboom avant de recevoir une partie de la subvention de Québec. Selon M. Blanchette, ce paiement était d’environ 130 000 $, ce qui a presque vidé les liquidités disponibles de l’organisme. Il admet qu’il n’avait pas compris l’ensemble des détails lors de la signature de l’entente. Il y a eu un problème au niveau de la compréhension de l’administration. J’en prends une partie de la faute, par mon manque d’expérience administrative. J’étais jeune. Les contrats à lire avec Québec sont gros et épais. L'ex-directeur de la Chambre de Commerce de Sept-Îles-Uashat mak Mani-utenam, John-James Blanchette (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin Avec du recul, la Chambre de commerce est d’avis qu’une marge de crédits lui aurait permis de se trouver dans une meilleure posture financière. Le co-président de la Chambre, Gabriel Striganuk (à droite), en compagnie de la ministre responsable de la Côte-Nord, Kateri Champgne Jourdain. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Delphine Jung Ce dernier indique que, depuis les événements, l’entente a été revue avec Québec pour des sommes d’argent moindres, mais sans préciser les montants exacts. Pour améliorer les finances de l’organisme, Gabriel Striganuk souhaite obtenir des subventions de la Ville de Sept-Îles et la MRC de Sept-Rivières. Le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Denis Miousse, indique ne pas avoir reçu de demande de subventions de l’organisme. Pour sa part, la directrice générale de la Ville de Sept-Îles, Catherine Lauzon, admet qu’elle n’était pas au courant de la situation financière de la Chambre de commerce. Il y a eu certains tumultes, à la Chambre de commerce, au cours des derniers mois. Du côté de la Ville de Sept-Îles, on a peu de communications avec leurs gens. La directrice générale de la Ville de Sept-Îles, Catherine Lauzon (Photo d'archives) Photo : Service des communications de la Ville de Sept-Îles Quant à la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), elle refuse de commenter le dossier. La situation financière de la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam retombe maintenant sur les épaules du nouveau directeur général, Christophe James, qui, au moment d’écrire ces lignes, a refusé de répondre aux demandes d'entrevue de Radio-Canada.On n’avait pas vu qu’il y avait une très grande mise de fonds à faire. Pour un organisme à but non lucratif, cette mise de fonds allait vider nos comptes
, explique l’ex-directeur général.
Ça aurait nécessité une marge de crédit ou un prêt pour [les quelques semaines qui] séparaient le moment où l’on payait Coboom et le moment où l’on recevait notre argent [de Québec]. On a beaucoup appris avec ce projet. On s’en sort grandi et beaucoup plus structuré pour l’avenir
, fait valoir le co-président de la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam, Gabriel Striganuk.
Tout le monde a été très collaboratif. On a travaillé à l’intérieur de l’entente qui a été signée. On a revu les montants et les paiements de part et d’autre. [On va réussir] à finir le projet pour que personne ne perde d’argent
, lance M. Striganuk.De l’aide réclamée

Nous n’avons pas d’information à ce sujet. On ne commente pas la situation interne de nos membres, ni directement ni indirectement
, déclare par écrit le porte-parole de la FCCQ, Mathieu Lavigne.
Advertising by Adpathway








