Plus de fugues dans les centres jeunesse de la région
Le nombre de fugues dans les centres jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean est en augmentation depuis quelques années. Du 1er avril 2023 au 31 mars 2024, 267 fugues ont été signalées dans les centres jeunesse de Chicoutimi et de Roberval. Depuis trois ans, ces chiffres ne cessent d’augmenter. C’est sûr qu’on va tout tenter pour éviter ça, mais ça demeure qu’on ne peut plus barrer nos centres de réadaptation, donc ils ont accès à la sortie lorsqu’ils veulent. Mme Gaudreault tient toutefois à nuancer les données. La hausse du nombre de fugues concorde aussi avec la hausse du nombre de jeunes hébergés dans les centres régionaux. Depuis 2020, on en compte une centaine de plus. La directrice régionale de la protection de la jeunesse, Caroline Gaudreault. Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette Un même jeune peut aussi fuguer plus d’une fois, ce qui peut influencer les données. Des efforts sont faits dans les centres pour trouver des solutions avec les jeunes afin de répondre à leurs besoins. Les raisons qui motivent les jeunes à fuguer sont nombreuses, selon Caroline Gaudreault : une frustration, un excès de colère, le désir de rejoindre des amis, etc. Toutefois, d’après Mme Gaudreault, ces jeunes vulnérables s’exposent à des risques. Un des centres de la DPJ de la région. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada C’est sûr qu’on parle aussi, veut veut pas, de proxénétisme. Ce risque-là est aussi en cours dans notre région. La DPJ régionale affirme que la durée des fugues est plus courte que ce qu’elle a déjà été. Selon Caroline Gaudreault, c’est la qualité des liens avec les services policiers qui aide à retrouver les jeunes fugueurs plus rapidement. Les centres de réadaptation de la région auraient besoin d’une trentaine d’éducateurs supplémentaires. La directrice régionale de la DPJ confirme toutefois que cette carence n’influence pas la sécurité et les services offerts aux jeunes. Avec les informations de Julien Boudreault-GauthierSi on regarde le nombre de fugues, il y a effectivement une augmentation qui semble importante
, explique la directrice régionale de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), Caroline Gaudreault.On essaie d’éviter les placements dans les centres de réadaptation. C’est toujours le dernier placement auquel on pense. Par contre, il y a le manque de familles d’accueil qui peut y jouer un rôle. De plus, il y a aussi la détérioration des comportements des jeunes. Ça fait en sorte qu’on en a plus en centre de réadaptation, mais on travaille à trouver une alternative à ça
, souligne la directrice régionale.
Quand ce sont des fugueurs un petit peu plus assidus, on les fait rencontrer par les policiers communautaires. On a aussi des groupes d’anciens jeunes qui peuvent venir parler de leur expérience. On essaie donc de toucher le jeune pour lui expliquer que ce genre de comportement est dangereux pour lui, même s’il ne pense pas aux conséquences
, ajoute Mme Gaudreault.Des risques existent

C’est toujours inquiétant. On ne sait jamais ce que le jeune va faire. Des fois, ça varie entre son intention et ce qu’il va réellement faire parce qu’il peut être influencé par d’autres personnes
, explique Caroline Gaudreault.Avant, je ne pensais pas que les jeunes traversaient le parc des Laurentides. Mais maintenant, je suis moins sûre. Ça se passe ici aussi, malheureusement. La région ne fait pas exception
, constate Mme Gaudreault.La durée des fugues plus courte
Rapidement, on signale les jeunes en fugues et nos partenaires réagissent vite, donc les jeunes partent moins longtemps. Souvent, on les retrouve à l’intérieur de deux heures, sinon dans les 12 heures. Quelques fois ça peut être plus long, malheureusement. On a quand même eu des fugues pendant quatre, cinq ou six jours. Ça, c’est très inquiétant
, raconte Mme Gaudreault.Un manque d’éducateurs
On a beaucoup d’unités de débordement, donc des unités supplémentaires à ce qu’on a habituellement. Pour ça, ça prend de la main-d'œuvre, ça prend des éducateurs qualifiés
, explique Caroline Gaudreault.C’est vraiment les éducateurs en place qui font plus de quarts de travail, donc ils font du temps supplémentaire. Même des intervenants des fois vont faire des quarts de travail à l’interne pour combler. On y arrive, on ne met jamais nos jeunes en danger ou en manque de sécurité.
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