Sur les traces de la toute première fête nationale à Sherbrooke
En ce 24 juin, nous nous sommes rendus au Musée d’histoire de Sherbrooke (Mhist) pour y rencontrer le responsable de la recherche Julien Bazile qui nous a fait découvrir les origines de la fête nationale et de la Société Saint-Jean-Baptiste. C’est au sous-sol du musée que se trouvent les archives de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) du diocèse de Sherbrooke qui a récemment fermé ses portes. La SSJB de Sherbrooke est l’une des premières à avoir vu le jour au 19e siècle. Elle a été fondée en 1858, au moment où les francophones étaient toujours minoritaires, indique Julien Bazile. En ce 24 juin, nous nous sommes rendus au Musée d’histoire de Sherbrooke (Mhist) pour y rencontrer le responsable de la recherche Julien Bazile qui nous a fait découvrir les origines de la fête nationale Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault L’immeuble qui abritait la SSJB sur le boulevard Queen-Victoria a d’ailleurs été vendu le 18 juin dernier peu après la fermeture de l’organisation. Et cela s'explique par le contexte des années 1960 qui Certaines sociétés ont revendiqué ne pas être devenues fédéralistes, mais plutôt l'être resté. La toute première fête nationale à Sherbrooke aurait eu lieu vers 1860. Elle tire ses origines C’est ce qui a précédé la création des sociétés aptes à organiser d'autres banquets, d'autres célébrations pour fêter la Saint-Jean-Baptiste et les Canadiens français puis fédérer leurs intérêts. C'est Firmin Campbell, un jeune individu d'origine écossaise, qui avait été désigné pour jouer Saint-Jean lors de la première célébration de la Saint-Jean-Baptiste à Sherbrooke vers 1860. Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault C'est Firmin Campbell, un jeune individu d'origine écossaise, qui avait été désigné pour jouer Saint-Jean lors de la première célébration à Sherbrooke. Ce dernier est devenu La Société Saint-Jean-Baptiste annule ses fêtes du 24 juin. (Archives du Musée d'histoire de Sherbrooke) Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault Un attentat à la bombe a eu lieu dans les bureaux de la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke, rapportait la Tribune mardi le 17 juin 1969. (Archives du Musée d'histoire de Sherbrooke) Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault Même après la fin de la SSJB de Sherbrooke, le mystère subsiste entourant la légende urbaine selon laquelle un abri anti-nucléaire serait aménagé au sous-sol, 
Une Société Saint-Jean-Baptiste fédéraliste
Le trait distinctif de la Société Saint-Jean-Baptiste à Sherbrooke, c'est qu'elle est plutôt d'obédience fédéraliste, ce qui est étonnant quand on pense à une Société Saint-Jean-Baptiste
, raconte Julien Bazile.marque vraiment ce ce paroxysme avec certaines Sociétés Saint-Jean-Baptiste qui, elles, refusent d'associer la lutte pour les intérêts des Canadiens français à la question de l'autonomie et de l'indépendance
.C'est d’ailleurs ce qu’a défendu l’ancien directeur général de la SSJB à Sherbrooke, Marcel Bureau, à l’époque
, précise M. Bazile.D’où vient la fête nationale à Sherbrooke?
d’un banquet politique, comme c’était la tradition au 19e siècle, qui était organisé par des partisans du parti Patriote
, explique M. Bazile.Comme c’était coutume à l’époque, il y avait des processions religieuses, des chars allégoriques qui représentaient justement le petit Saint Jean Baptiste. On prenait un jeune enfant pour jouer le rôle du jeune Saint Jean-Baptiste, avec un agneau généralement qui l'accompagnait.

un avocat assez important qui défendait notamment les intérêts des Canadiens français
. Une rue du Vieux-Nord porte aujourd’hui son nom.Pourquoi la SSJB n’organise plus la fête nationale?
En 1968, le parti québécois aussi est fondé, donc il y a un élan politique qui est assez important à ce moment-là. Dans ce contexte, la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke décide d'inviter le Premier ministre Pierre Elliott Trudeau à venir assister aux célébrations à Sherbrooke
, poursuit le responsable de la recherche.
En signe de protestation, une bombe explose à l'arrière du bâtiment de la société Saint-Jean-Baptiste, sur la rue Queen Victoria. On dénombre à peu près 30 000 $ de dégâts. Aucune vie humaine à déplorer, mais ça jette quand même un froid assez durable, puisque la société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke n'organise plus de fête.

Existe-t-il vraiment un abri anti-nucléaire au sous-sol de la SSJB?
ce qui n'était pas rare pour un bâtiment des années 50-60
. Rien ne permet de confirmer cette rumeur pour l’instant.
Advertising by Adpathway









