Un ex-enseignant au CFP Jonquière coupable d’agression sexuelle sur une étudiante
Un ancien enseignant au Centre de formation professionnelle (CFP) Jonquière a plaidé coupable dans quatre dossiers d'agression sexuelle. Gilles Bezeau a notamment reconnu avoir agressé une ancienne étudiante et une victime de 17 ans. Vendredi dernier, l'homme de 59 ans a notamment reconnu avoir agressé sexuellement une étudiante alors qu'il enseignait au restaurant-école La Pomme d'API, affilié au CFP Jonquière. À ce moment, il avait touché le bouton de l'habit de travail au niveau des seins de la victime. Lors d'un autre incident, il lui a donné une claque sur les fesses. Carol-Ann Bouchard a fait lever l'ordonnance de non-publication sur son identité et veut maintenant parler de son expérience pour que les victimes comprennent qu'il n'y a pas de petite agression sexuelle. Elle raconte avoir rencontré la direction du CFP Jonquière à ce sujet quand elle était étudiante, mais qu'elle n'a pas obtenu de suivi. Elle dit avoir ensuite minimisé les gestes à son endroit. Carol-Ann Bouchard a demandé la levée de l’ordonnance de non-publication sur son identité. Elle était l’élève de Gilles Bezeau au CFP Jonquière. Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard Pour sa part, dans une réponse par courriel, le centre de services scolaire (CSS) De La Jonquière a indiqué qu'il ne pouvait pas confirmer de détails précis dans ce dossier. Gilles Bezeau a aussi plaidé coupable dans trois autres dossiers d'agression liés à des faits qui se sont déroulés entre 2022 et 2023. Selon la procureure pour le Directeur aux poursuites criminelles et pénales Nicole Bouchard, ces incidents se sont produits dans un milieu de travail où M. Bezeau était en position d'autorité. Gilles Bezeau a obtenu une sentence de 12 mois d'emprisonnement à purger dans la collectivité, suivis de 12 mois de probation. Contacté par Radio-Canada, l'avocat qui représente Gilles Bezeau, Julien Boulianne, a indiqué qu'il ne commenterait pas l'affaire.Je me suis mise à me dire que ça ne devait pas être si grave, que c'était moi le problème, [...] que c'est juste une tape du revers de la main, de toucher le bouton [...] Je pense qu'il n'y a pas de petit geste au final, puisque si tu trouves que c'est déplacé, il doit y avoir une raison
, dit-elle.
Nous pouvons confirmer que lorsqu'il y a allégations, des actions sont posées dans le respect du cadre des conventions collectives qui s'appliquent. Ainsi, nous confirmons que M. Bezeau n’est plus à l’emploi du CSS De La Jonquière
, écrit la coordonnatrice du service du secrétariat général et des communications et l'organisation, Stéphanie Audet.Trois autres victimes
Une plaignante sur les réseaux sociaux a parlé de M. Bezeau et c'est là que trois autres victimes se sont plaintes également au service de police, donc il y a une enquête seulement dernièrement, mais ce sont des gestes qui remontent à plus longtemps
, précise-t-elle.
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