Le gouvernement devrait-il obliger les propriétaires à garder leur immeuble frais en été?
Tandis qu'une étude de Statistique Canada a montré qu'au moins 900 décès en 20 ans avaient été attribués à la chaleur dans les grandes villes canadiennes, certaines municipalités canadiennes ont adopté des règlements pour aider les locataires à rester au frais. Au Québec, des normes précisent les températures minimales à maintenir dans les logements en hiver. Cependant, aucune réglementation ne fixe de température maximale à ne pas dépasser en été, et ce, malgré les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes. En septembre 2024, un comité du conseil municipal de London a proposé l’adoption d’un règlement obligeant les propriétaires à maintenir la température des logements locatifs à moins de 26 degrés Celsius. À Hamilton, la Ville aide les ménages à faible revenu à se procurer un climatiseur. Cette année, un plus grand nombre de locataires recevront une aide financière pour acheter un système de climatisation en prévision d'un été qui s'annonce chaud et humide. Ontario Works, un programme d'aide sociale, accorde déjà des subventions pour l'achat de climatiseurs à environ 50 résidents de Hamilton, selon son rapport annuel. Grâce à un financement municipal supplémentaire de 52 500 $, le programme pourra désormais soutenir jusqu’à 200 personnes. Une enquête menée par l'Association of Community Organizations for Reform Now (ACORN), un organisme canadien qui défend les intérêts des personnes à faible revenu, révèle que les principaux obstacles à l’installation de climatiseurs sont leur coût élevé, la crainte d’être expulsé et les clauses des baux qui interdisent l'installation d'appareils de climatisation. Selon le rapport, 44 % des 700 locataires interrogés n’ont pas accès à l’air climatisé, et 67 % de ceux qui en ont en assument eux-mêmes les coûts d’utilisation. En période de canicule, le mercure peut dépasser les 35 degrés Celsius à Montréal, avec un indice humidex excédant 40. Les propriétaires d'immeubles ne sont toutefois pas tenus de réguler la température de leurs logements. Photo : iStock / Marc Bruxelle Margaret van Nooten, travailleuse sociale chez Projet Genèse, un OBNL montréalais, dit rencontrer souvent des locataires qui lui demandent s'il y a une limite à la chaleur dans un appartement. En l'absence de conduits, il n'est pas facile de raccorder un système de refroidissement central. Le président de l'Association des propriétaires du Québec, Martin Messier, reconnaît que la modernisation des bâtiments anciens n'est pas une tâche facile et qu'il ne s'agit pas seulement d'ajouter des conduits. Il estime toutefois que cette question devra être intégrée aux normes régissant les nouvelles constructions. Une étude réalisée en 2024 par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) du Québec indique que la chaleur est responsable de 470 décès par an dans la province, et que ce nombre augmentera si rien ne change. Outre les décès, on dénombre plus de 200 hospitalisations et des milliers de visites aux urgences. La Ville de Montréal n'a pas répondu à une demande de commentaire, mais le gouvernement du Québec affirme qu'il se penche sur la question. Selon une porte-parole de la ministre québécoise de l'Habitation, France-Élaine Duranceau, l’adaptation des logements aux vagues de chaleur fait partie des Avec les informations d'Isaac Olson de CBC NewsLe cas de l'Ontario

Les immeubles de Montréal difficiles à rénover
Montréal est une ville avec beaucoup de vieux bâtiments. Ils n'ont donc pas de système de chauffage central
, explique-t-elle.Ils n'ont pas la puissance électrique nécessaire pour répondre à une telle demande
, explique-t-il.Québec dit se pencher sur la question
préoccupations
liées au logement.
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