Des résidents du secteur de Deauville réclament des actions contre un problème d’égouts
Des refoulements d’égouts et des inondations jusque dans leur sous-sol, les résidents des rues Rodrigue, Ringuette et Rodéric en ont assez de ces événements qui se sont produits trois fois dans la dernière année. Le porte-parole des résidents de ce secteur et habitant de la rue Rodrigue, Martin Gendron, a déposé un avis de mise en demeure à la séance du conseil municipal de Sherbrooke, le mercredi 2 juillet. Cet avis, qui regroupe les signatures de la majorité des résidents du secteur touché, demande que la Ville agisse incessamment à ce sujet. Si rien n'est fait pour corriger le problème dans un délai de 45 jours, une mise en demeure officielle sera déposée. Quand c’est brisé, je n’attends pas que ça se répare tout seul. Je fais trouver où est le problème et je le fais réparer. Plusieurs souhaitent ne pas se rendre jusqu’à la mise en demeure. Il se dit satisfait des réponses de la Ville, qui se défend que des analyses sont actuellement en branle pour trouver la source du problème dans son réseau d’égouts. Une première étude a été déposée au printemps 2025, mais elle ne s’est pas avérée assez concluante pour résoudre le problème. Une deuxième étude est en route, mais aucune solution pour le moment. Martin Gendron et Luc Bureau résident dans le secteur de Deauville depuis plusieurs années. Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer Les citoyens gardent espoir, mais souhaitent plus que tout que la situation se règle. La conseillère municipale du district du Lac-Magog, Nancy Robichaud, déplore le manque de solutions immédiates pour les citoyens qu’elle représente. Ce n’est pas chez moi et même moi, quand il pleut, je me demande si mes citoyens vont être inondés. Les citoyens auront à l'œil un projet de développement immobilier qui est prévu près de chez eux. Ils craignent que le réseau d'égout soit déjà à plein rendement et que la situation empire.Les déficiences du système font que ça sature le réseau d'égouts et les égouts, au lieu de s’évacuer, entrent dans nos maisons
, explique Luc Bureau, qui y réside depuis 18 ans.On ne veut pas engager des frais judiciaires pour le dossier, on veut que la Ville prenne cet argent-là et l’investisse dans nos infrastructures plutôt que tout un chacun dépense dans des démarches judiciaires qui ne finiront plus
, explique M. Gendron.
Une source de stress pour les résidents
Ça crée un stress énorme. Après ça, quand tu veux partir en vacances, qu’est-ce que tu fais? Tu ne sais pas s’il va y avoir des problèmes. Même quand tu es à la maison et qu’il annonce de grosses pluies comme on a eu au mois de juin, j’étais aux dix minutes dans le sous-sol pour aller vérifier qu’il n’y a pas d’eau qui rentre
, déplore M. Bureau.On a beau réparer le lieu exact, mais si la source vient d’en haut et qu’on ne la répare pas, ça ne fera pas de sens.
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