Des brasseurs redoutent la mise en place des tarifs douaniers
Les tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium, qui doivent entrer en vigueur le 12 mars, inquiètent des brasseurs de la Colombie-Britannique qui anticipent une augmentation du coût de fabrication des canettes. Les canettes sont le plus souvent fabriquées aux États-Unis avec de l’aluminium provenant du Canada, avant d’être envoyées chez les brasseurs de la province. Alexis Esseltine, PDG de la brasserie Tin Whistle, à Penticton, est du même avis. Elle dit que même si l’aluminium n’est pas un ingrédient de base de la bière au même titre que le houblon, il n’en est pas moins crucial pour le produit fini de l’entreprise et pour ses résultats. Mike Patterson, directeur financier de la brasserie Steamworks, croit que les tarifs douaniers vont avoir un effet sur toutes les brasseries, grandes et petites. L’arrivée des tarifs douaniers s’inscrit dans un contexte difficile pour le secteur. De nombreuses brasseries artisanales connaissent des difficultés actuellement, notamment en raison du coût des matières premières, des loyers et de la main-d’oeuvre. Rien que dans l’Okanagan, 4 brasseries ont récemment cessé leur activité. Selon la Guilde du brassage artisanal de la Colombie-Britannique (BCCBG), qui regroupe 220 brasseurs indépendants, 14 brasseries ont fermé leurs portes lors des 10 derniers mois dans la province. Alors que la mise en place des tarifs douaniers sur l'aluminium et l’acier approche, les brasseurs ont également un oeil sur le régime d’imposition de la marge bénéficiaire brute, qui est selon, eux, 4 fois supérieur à celui de l’Alberta. Ils réclament depuis longtemps que la Colombie-Britannique modifie ce régime. En attendant, certains brasseurs recherchent des solutions. C’est le cas d’Alexis Esseltine. Avec des informations de Karin LarsenÇa va craindre pour beaucoup de brasseurs canadiens
, prédit Ben Coli, le propriétaire de la brasserie Dageraad, à Burnaby, dans une publication sur le réseau social Bluesky.Si on parle d’argent, alors oui, l’argent compte dans nos affaires
, dit-elle.Lorsque nous nous approvisionnons en matières premières, nous nous battons pour chaque centime afin de conserver une marge qui nous permette d'être des entreprises durables et prospères.
Chaque goutte que nous fabriquons est mise dans un tonnelet en acier ou une canette en aluminium
, explique-t-il. Pendant la COVID, nous avons investi dans une deuxième ligne de mise en canette à grande vitesse... ce n'est donc pas quelque chose que nous pouvons simplement prendre et déplacer dans un autre pays.
Nous faisons exclusivement des canettes désormais. Elles sont plus légères, plus faciles à expédier, ont un meilleur rendement au recyclage, et nous ne préférerions pas retourner aux bouteilles en verre.
Difficultés
Nous recherchons de nouveaux marchés, de nouveaux débouchés où nous pourrons acheter, où nous aurons la stabilité nécessaire pour planifier nos activités, ce qui nous permettra de prévoir où nous serons au printemps et à l'été
, dit-elle.
Advertising by Adpathway









