La communauté immigrante de Sept-Îles veut s’attaquer au déclin démographique
Sur la Côte-Nord, des membres de la communauté noire désirent s'attaquer au déclin démographique que connaît la région en misant sur l’entrepreneuriat et l’intégration des nouveaux arrivants. En février 2023, l’organisme Intégration et Diversité Côte-Nord a lancé un programme d’activités pour marquer officiellement le Mois de l’histoire des Noirs dans la région. Deux ans plus tard, le directeur de l’organisme, Christoph Boucar Diouf, se réjouit du chemin parcouru. En matière d’intégration des nouveaux arrivants, Dans les dernières années, des Septiliens nouvellement arrivés ont multiplié les initiatives de revitalisation de la communauté, en mettant sur pied une épicerie tropicale, en célébrant une messe africaine, ou encore en ravivant l’engouement local pour les quilles. Christoph Boucar Diouf salue ces initiatives. La fibre entrepreneuriale est forte parmi les nouveaux arrivants sur la Côte-Nord, croit le Sénégalais d’origine. Pour assurer la pérennité de Sept-Îles, ils doivent toutefois recevoir le soutien nécessaire pour concrétiser leurs projets, d'après lui. Christoph Boucar Diouf est le directeur de l’organisme Intégration et Diversité Côte-Nord et possède l'agence Job Accès Côte-Nord. Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin Une fois ici, il faut que le rêve continue. Au-delà de la diversité culturelle, les nouveaux venus jouent un rôle économique central, croit Christoph Boucar Diouf. Alors qu’Ottawa a récemment revu ses cibles d’immigration permanente à la baisse, Christoph Boucar Diouf estime qu’il faut intensifier les efforts d’intégration et de francisation des immigrants qui sont déjà ici. Maïmouna Diarra, originaire du Mali, est venue s'établir sur la Côte-Nord en octobre 2024. À son arrivée à Sept-Îles, c’est le coup de cœur. L’accueil chaleureux la convainc de poser ses valises. Aujourd’hui agente d’intégration au Centre Alpha Lira, elle œuvre à faciliter l’intégration des nouveaux arrivants. Elle souhaite faire connaître à la population septilienne le programme de jumelage interculturel de l’organisme. Maïmouna Diarra est agente d’intégration au Centre Alpha Lira.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin Une dizaine de jumelages ont jusqu’alors été effectués entre des Nords-Côtiers et des nouveaux venus, qui sont d'ailleurs encore tous dans la région, indique l’agente d'intégration. Maïmouna Diarra, comme d’autres nouveaux arrivants, fréquente l’Épicerie tropicale de Sept-Îles, une source de réconfort pour ceux qui viennent de loin. L’établissement a ouvert ses portes en 2023 alors que la demande pour des aliments d’importation était forte, rappelle l’une des copropriétaires de l’épicerie, Christelle Sonia Zagnidjys. Je suis déjà loin, c’est déjà difficile, mais au moins trouver quelque chose qui va me faire rester et continuer, c'est dans ce sens-là qu'on s'est mis ensemble et qu'on a ouvert l’épicerie. Christelle Sonia Zagnidjys, son mari et un couple d'amis sont copropriétaires de l'Épicerie tropicale. Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin L’épicerie a le vent dans les voiles et ses instigateurs ont des projets d’avenir. À l’heure actuelle, les propriétaires travaillent à ajouter une offre de mets préparés, un service réclamé par la clientèle. Chose certaine, l’épicerie comble un besoin important auprès des nouveaux arrivants, mais également de Avec les informations de Charles-Étienne Drouinles choses ont vraiment agréablement changé
, observe-t-il.Ce qu'on essaie de faire, c’est d'être des précurseurs en créant des choses ou en mettant en lumière certaines choses qui se font ailleurs
, explique l’entrepreneur.Si l'on veut garder les gens ici, il faut qu'on les pousse à faire des choses qu’ils aiment
, estime-t-il.
La culture c'est bon, mais il faut aussi que ça passe par le domaine économique parce que le Québec a besoin d’une économie forte, et les immigrants aussi.
Freiner le déclin, « l’affaire de tous »
C'est quelque chose qui va lier les communautés
, affirme-t-elle.
Je crois que c’est tout un chacun qui contribue à freiner ce déclin
, affirme la jeune femme.Un peu de réconfort venu de loin
Il y avait du monde qui arrivait et qui ne restait pas parce qu’ils ne pouvaient pas trouver ce qu’ils voulaient comme nourriture
, explique-t-elle. Nous avons aussi été confrontés à ça
, témoigne-t-elle.
tout le monde qui aime goûter d'autres saveurs
, soutient Christelle Sonia Zagnidjys.
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