Ouverture de pourparlers demain à Riyad entre Moscou et Washington
Des délégations russes et américaines doivent se rencontrer mardi à Riyad, en Arabie saoudite, pour jeter les bases des négociations à venir en vue de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump n’assisteront pas à la rencontre qui vise à rétablir d’abord les relations entre les deux gouvernements avant de s'attaquer à la guerre qui déchire l’Ukraine depuis bientôt trois ans. Aucun représentant ukrainien ou européen n’est par ailleurs convié à la rencontre. Du côté américain, le secrétaire d'État, Marco Rubio, est arrivé lundi en Arabie saoudite. Il y sera rejoint par le conseiller à la Sécurité nationale, Mike Waltz, et l'envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Chez les Russes, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, agiront à titre de négociateurs. Ils doivent également arriver lundi à Riyad. Le président russe Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump lors de leur rencontre au G20 à Osaka, au Japon, en juin 2019. Photo : Getty Images / Mikhail Klimentyev La résolution du conflit en Ukraine ne sera qu’un des points qui seront abordés lors de la rencontre. Rappelons que le dialogue était réduit au minimum entre les deux puissances depuis le 24 février 2022, date à laquelle la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine. La rencontre sera principalement consacrée au rétablissement de l'ensemble des relations russo-américaines. Selon lui, elle Le Moyen-Orient pourrait aussi être sur la table des pourparlers, a-t-il poursuivi, à un moment où Russes et Américains rivalisent dans la région et où Moscou a vu ses alliés – Bachar Al-Assad, en Syrie, et l'Iran – essuyer des échecs ces derniers mois. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, doit quant à lui se rendre en Arabie saoudite mercredi, au lendemain des pourparlers russo-américains, selon son porte-parole. Le Kremlin réclame que l'Ukraine lui cède les régions de Donetsk, de Lougansk, de Zaporijia et de Kherson, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu'elle renonce à rejoindre les rangs de l'OTAN. Des conditions inacceptables pour Kiev, qui espère toujours récupérer les zones perdues. Moscou veut aussi que Washington s'engage à ce qu'aucun pays de l'ex-URSS ne puisse entrer dans l'Alliance atlantique et demande le retrait des troupes et des armements de l’OTAN dans les pays qui ont rejoint ses rangs après 1997, ce qui inclut les pays baltes et la Pologne, frontaliers de la Russie, ou encore la Roumanie et la Bulgarie, riveraines de la mer Noire. Des exigences qui avaient été rejetées par l’OTAN et Washington en janvier 2022, un mois avant l’invasion de l’Ukraine. Le Kremlin, qui réclame depuis longtemps une réorganisation de l’architecture de la sécurité en Europe, veut essentiellement un retrait de l’OTAN de l’Europe orientale que la Russie considère comme sa sphère d’influence. Le président russe Vladimir Poutine exige que tous les pays de l'ex-URSS ne soient pas membres de l'OTAN, y compris la Pologne et les pays baltes. Photo : Getty Images / AFP / OLGA MALTSEVA Selon Moscou, l’invasion de l'Ukraine visait à désarmer le pays et à éviter qu’il ne fasse son entrée dans l'Alliance atlantique. Ironiquement, cette guerre aura poussé son voisin immédiat, la Finlande, ainsi que la Suède, à rejoindre les rangs de l’OTAN. L’acrimonie que démontre Donald Trump à l'égard de l’Europe et de l’OTAN constitue cependant une aubaine pour Vladimir Poutine qui tente de consolider ses conquêtes militaires en Ukraine dans des négociations où Kiev et l’Europe joueraient un rôle de second plan. Pour le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, les dirigeants européens n'ont tout simplement pas leur place dans de futures négociations, car ils ont Se voyant exclus du processus, une dizaine de dirigeants européens se sont réunis lundi à Paris pour discuter de la sécurité européenne et de l'Ukraine. Le président américain, Donald Trump, a d'ailleurs affirmé dimanche qu'il pourrait rencontrer Vladimir Poutine Le chancelier allemand, Olaf Scholz (à droite), serre la main du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d'une réunion bilatérale en marge de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité, le 15 février 2025. Photo : pool/afp via getty images / SVEN HOPPE L'Élysée a fait savoir dimanche que L'objectif est de déterminer ce que les Européens peuvent faire pour eux-mêmes compte tenu de l'accélération que nous vivons en Ukraine en conséquence des initiatives du président Trump. Pour le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ce rapprochement entre l'administration américaine et la Russie n'est pas de bon augure. Le président de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky, s'exprime lors de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité, le 15 février 2025, en Allemagne. Photo : Getty Images / Johannes Simon [Donald Trump] n'a pas mentionné une seule fois que l'Amérique a besoin de l'Europe à la table des négociations. Dans l’optique d’un désengagement américain, Volodymyr Zelensky a appelé les Européens à Interrogé dimanche sur la nature des discussions qui s’amorceront demain, Marco Rubio a dit que Il a ajouté que lorsque les vraies négociations commenceraient, Si les responsables américains ont assuré au président ukrainien qu'il aurait une place à la table des négociations, ils ont toutefois indiqué que les pays européens ne seraient pas inclus, ce qui a provoqué un choc dans le camp européen. Ne sous-estimez pas Trump en tant que négociateur. Je crois sincèrement que Poutine est déconcerté et qu'il craint ce qui pourrait arriver. Pour l’instant, la balle est dans notre camp en Europe. Nous devons convaincre les Américains de la valeur ajoutée, puis revenir à la table des négociations. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, s'est même dit prêt, dimanche, à envoyer des soldats en Ukraine si cela s'avérait nécessaire pour assurer la sécurité de la Grande-Bretagne et de l'Europe. Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne et Reuters
sera également consacrée à la préparation de négociations futures sur le règlement [du conflit] ukrainien et à l'organisation d'une rencontre entre les deux présidents
Poutine et Trump.Poutine et Trump se sont entendus sur la nécessité de laisser derrière eux les relations absolument anormales. Les présidents ont décidé que le dialogue devait reprendre
, a pour sa part expliqué Sergueï Lavrov.Nouvelle architecture de sécurité en Europe

l'intention de poursuivre la guerre
en Ukraine. Rencontre au sommet à Paris
très bientôt
. 
les chefs de gouvernement de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de l'Italie, de la Pologne, de l'Espagne, des Pays-Bas et du Danemark ainsi que le président du Conseil européen, la présidente de la Commission européenne et le secrétaire général de l'OTAN
participeraient à cette réunion informelle
lundi après-midi.Ne faites pas confiance à Poutine
, dit Zelensky
agir
pour éviter un accord forgé par les Américains dans le dos
de l'Ukraine et de l'Europe, encourageant à créer des forces armées de l'Europe
.rien
n'avait encore été finalisé
, notant que le processus vers la paix n'est pas l'affaire d'une seule réunion
. l'Ukraine devrait être impliquée
.Inutile de dialoguer
Si nous sommes forts, si nous avons quelque chose à offrir, nous serons intéressants pour les États-Unis. Si vous continuez à organiser ces belles conférences, à parler et à vous plaindre, alors nous ne serons pas intéressants pour nos propres pays très bientôt
, a pour sa part soutenu le président de la Lettonie, Edgars Rinkevics, qui, comme la Finlande, est limitrophe de la Russie. Qui apportera les garanties? Ce seront les Européens
, a de son côté dit le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, martelant que oui, les Européens seront d'une manière ou d'une autre partie prenante aux discussions
pour mettre fin à la guerre en Ukraine.Le rôle des États-Unis, c'est d'amener Poutine à négocier
, et ils pensent y arriver par un mixte de pression et de dialogue
, a poursuivi M. Barrot. Nous, ça fait longtemps qu'on a compris que c'était inutile de dialoguer. Et à mon avis, ils vont vite comprendre que seule la pression sera susceptible d'amener Poutine à la table des négociations.
Advertising by Adpathway









