Les centres de services scolaires sous pression budgétaire de Québec

Les centres de services scolaires (CSS) de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont eu des choix budgétaires à faire pour se plier aux compressions demandées par le gouvernement du Québec, qui impose un contrôle sur les dépenses d’ici le 31 mars.
Le gouvernement a imposé des coupes de 1,2 million de dollars au CSS de l’Énergie le 13 décembre. Selon son directeur, Denis Lemaire, les restrictions budgétaires n’ont pas eu d’effet direct jusqu’à maintenant. Ces montants ont été économisés en raison d’embauches qui n’ont pas été faites.
On aurait trois postes de psychologues qu'on pourrait pourvoir, mais présentement, on n'a aucune psychologue qui postule, donc c'est des montants qu'on n'a pas distribués jusqu'à maintenant. Je vous dirais que, pour l'année en cours, on n'a pas eu à aller dans les écoles reprendre des montants d'argent
, explique-t-il.
Le CSS de l’Énergie a donc pu conserver un montant de 500 000 $ qui aurait pu être consacré à l’embauche de psychologues.
Il indique que le manque de psychologues dans les écoles du CSS n’est pas attribuable aux coupes comme telles, mais à la pénurie de main-d'œuvre
.
Il affirme toutefois que le CSS ne va pas absorber toutes les restrictions budgétaires en évitant d’embaucher du personnel et que les candidats compétents seront embauchés s’ils postulent.
M. Lemaire indique toutefois qu’il est possible que les conséquences sur les élèves finissent par se faire sentir, puisque le CSS ne pourra pas absorber des restrictions budgétaires seulement dans le domaine administratif.
On a des coûts administratifs de 4,2 %. On peut bien dire qu'on va couper 1,2 M$ en frais administratifs, mais dans la vraie vie, on ne peut pas couper ça parce que ça prend des gens qui s'occupent de la structure des bâtiments. Ça prend des gens qui s'occupent des ressources humaines, comme vous pouvez voir
, indique-t-il.
Il déplore que des restrictions budgétaires surviennent alors que les besoins sont plus grands que jamais.
Ça ne va pas bien sur le plan de la santé mentale des jeunes, des adultes non plus, donc c'est clair que ça se répercute dans nos écoles
, ajoute-t-il.
Les investissements touchés
M. Lemaire indique que le CSS a dû couper de moitié ses budgets d’investissement pour se conformer aux coupes. Cela signifie selon lui que des projets seront mis sur la glace.
C'est clair qu'on va à l'essentiel, donc ça veut dire quoi? Pour l'essentiel présentement, on regarde ce qui est le plus critique, puis on va réparer. On n'est pas en développement, on n'est pas du tout en prévention
, dit-il.
C'est dommage parce que depuis quelques années on était capable de commencer à faire un plan d'action pour de la prévention
, conclut-il.
D’autres CSS doivent restreindre leurs dépenses
Le CSS du Chemin-du-Roy, le plus gros de la Mauricie, a quant à lui des coupes budgétaires de 2,4 millions de dollars à effectuer.
Une porte-parole a indiqué par courriel que le CSS a coupé 1 M$ dans la formation continue et la formation générale des adultes, 848 848 $ dans les services administratifs et 533 000 dans le budget des écoles secondaires et du secteur des jeunes. Le CSS a également coupé 30 000 $ dans le perfectionnement des cadres.
Du côté du CSS de la Riveraine, à Bécancour, on demande une réduction de 630 000 $. La directrice générale affirme que les services aux élèves ne seront pas touchés.
Le CSS indique que la majorité des sommes non dépensées vont provenir de salaires non versés pour des embauches qui n’ont pas été faites et que deux contrats informatiques ont été repoussés.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin
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